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Quelles sont les différentes étapes de création d’une entreprise ?

Vous souhaitez vous lancer dans une aventure entrepreneuriale, mais vous voulez en apprendre davantage sur les démarches à réaliser ? Nous vous conseillons alors de jeter un œil à ce dossier qui est consacré aux différentes étapes de création d’une entreprise. Du choix de l’idée à la levée de fonds, nous vous expliquerons en détail les différentes périodes auxquelles sont confrontés les entrepreneurs.

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Trouver une idée pour créer sa boite

A.  Comment trouver son idée de start-up ?

Vous souhaitez lancer un business, mais vous n’avez pas encore trouvé d’idée pour entreprendre ? Pas de panique, nous sommes là pour vous guider et vous donner quelques pistes de réflexion pour déterminer l’idée de startup.

 

  • La majorité des entrepreneurs souhaitent trouver une nouvelle tendance et déceler l’idée que personne n’a encore jamais eu. En d’autres termes, il s’agit de la quête de « l’idée du siècle ». À première vue, cela parait complexe. Mais pour ceux qui seraient particulièrement attachés à cette recherche de l’idée révolutionnaire, il convient d’analyser en détail de marché et de trouver un nouveau besoin.

 

  • Mais trouver une idée peut être beaucoup plus simple et tout autant efficace. Par exemple, vous pouvez trouver une idée déjà développée à l’étranger et l’implanter en France. Pour cela, il convient évidemment de bien analyser le marché une fois de plus, car certains concepts ont beau cartonné à l’étranger, ils ne verront peut-être jamais le jour en France du fait des différents besoins entre les deux marchés.

 

  • Vous avez entendu parlé d’un produit ou service innovant mais perfectible ? Bingo, il s’agit alors d’une idée que vous pouvez reprendre et tenter d’améliorer ! Soyez curieux et intéressez-vous aux défauts de certains produits/ services afin de mettre en avant les points d’amélioration sur lesquels vous pourrez travailler.

 

  • On dit souvent qu’il est important d’entreprendre avec passion pour réussir et c’est la raison pour laquelle nous vous conseillons de baser votre réflexion sur vos passions pour trouver l’idée de votre business. Cela présente le double intérêt que vous connaîtrez déjà bien le secteur, et vous prendrez plaisir à y consacrer votre projet.

 

  • Enfin, nous pensons que certains entrepreneurs pourraient sans doute réussir le développement de leur projet si celui-ci avait pour but de remettre au goût du jour un ancien produit ou un ancien service.

B. Pour se lancer, faut-il vraiment trouver l’idée du siècle ?

  • Malgré les quelques pistes de réflexion que nous vous avons listé, il se peut que vous n’ayez toujours pas trouvé l’idée qui vous transcende… Mais finalement, faut-il vraiment trouver « l’idée de siècle » pour entreprendre ? La réponse est non !Pensez-vous réellement que les fondateurs de Twitter, Snapchat, Vente-Privée, Zara, Airbnb, Blablacar et la grande majorité des grands succès de ces dernières décennies, se soient dit aux prémices de leur pensée dans leur fauteuil ou devant leur miroir « J’ai l’idée du siècle ! Absolument aucune chance qu’elle ne mène pas à un succès rapide et interplanétaire » ? Certainement pas !Alors croyez en vous et en vos idées. Même si cette idée n’est pas innovante et que vous n’êtes pas les premiers à y avoir pensé, lancez-vous (du moment que votre produit répond à un besoin) !

 

C. Une fois l’idée trouvée, testez-là !

Vous avez trouvé une idée d’activité pour lancer votre projet entrepreneurial et vous êtes désormais convaincu par son excellence et/ou son originalité ? C’est très bien, mais ce n’est malheureusement pas suffisant. Il reste maintenant à convaincre d’autres personnes, autres que vos proches, que votre projet est rentable et que le marché sur lequel vous souhaitez vous implanter offre de belles opportunités.

L’étude de marché vous permet avant tout de gagner du temps. Le fait de faire une analyse complète de votre marché peut vous paraître long. Pourtant, il s’agit d’une étape incontournable avant de vous lancer à 100% dans le développement de votre projet. Sans étude de marché, vous n’aurez donc aucune certitude que votre produit/ service est viable et donc vous n’arriverez pas à convaincre de potentiels financeurs et/ ou partenaires.

Une fois l’étude de marché réalisée, vous pouvez désormais tester votre produit/ service avant son lancement définitif. Si vous souhaitez par exemple créer un site en ligne de prêt-à-porter, vous pouvez lancer une « one page » en guise de test et observer l’intérêt porté à votre site grâce à différents indicateurs tels que le taux de clic ou encore le taux de conversion. Pour voir si votre produit/ service a du potentiel, nous vous conseillons d’en parler autour de vous et de participer à des concours d’entrepreneurs. Un autre moyen de tester son idée est de faire une campagne sur une plateforme de crowdfunding. Le double avantage de ces plateformes est qu’elles permettent de financer un projet mais aussi de tester votre marché, et ce, sans risque !

 

D. Arrêtez de cacher votre idée, personne ne vous la volera !

Vous pensez qu’il est important de cacher votre idée afin que personne ne puisse ne vous la voler… Mais en réalité, il s’agit d’une grave erreur que de ne pas présenter son idée au grand jour. Quand on se lance dans la création d’une entreprise, il est primordial d’avoir des retours sur son idée. Personne ne peut savoir exactement ce qu’attend un marché, et si son idée répond à ces attentes. Ce sont donc les potentiels clients, premiers concernés par votre projet, qui peuvent vous aider. Le travail de communication que vous ferez autour de votre idée pourra vous être utile par la suite, vous ouvrir des portes. En effet, un investisseur à qui vous avez déjà pitché votre idée sera davantage enclin à lire votre business plan et à s’intéresser à votre projet quand viendra le moment de lever des fonds !

Enfin, même si cela peut vous paraître risqué, vous pouvez parler de votre projet à d’autres entrepreneurs qui sont dans le même secteur d’activité que vous. Au lieu de les voir comme des concurrents, pensez qu’ils ont rencontré les mêmes obstacles que vous et pourront vous éviter certaines erreurs.

Choisir le bon statut juridique pour son entreprise

 

A. Les questions à se poser pour choisir son statut juridique

L’étape du choix du statut juridique est une étape très importante pour un entrepreneur. Mais il est vrai qu’il n’est pas toujours évident de trouver le statut qui correspond le mieux à nos besoins, c’est pourquoi nous avons listé les questions que vous devez vous poser lors du choix du statut juridique.

  • Tout d’abord, il est important de se demander si un ou plusieurs entrepreneurs sont engagés dans le projet car le statut juridique ne sera pas tout à fait le même.

Si vous souhaitez entreprendre seul, quatre statuts s’offrent à vous : l’entreprise individuelle ou l’entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL), le statut d’autoentrepreneur, l’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) ou la société par actions simplifiées unipersonnelle (SASU).

Si vous êtes plusieurs à piloter le projet, vous pourrez opter pour la SARL (Société À Responsabilité Limité), un statut qui dispose des mêmes caractéristiques que l’EURL ou pour la SAS (Société par Actions Simplifiées), un statut juridique identique à la SASU.

  • Lorsque vous envisagez le développement d’un projet mais que votre entreprise n’est pas encore légalement créée, vous devez vous questionner le statut le plus adéquate pour une startup. Selon Jérôme Buffo, fondateur de NosOffresEnCours, la SAS (ou SASU) est le statut privilégié par les startups car il s’agit d’un statut « ni trop lourd no trop léger ». La SARL (ou EURL) est un statut qui peut également être envisagé par les startups même s’il s’agit d’un statut plus encadré que celui du SAS/ SASU.
  • Enfin, lorsque vous créer une entreprise, nous vous conseillons de vous demander si vous aller avoir recours à une levée de fonds ou non car cela pourra vous aider dans e choix du statut juridique. Si vous ne projetez pas de lever des fonds dans les périodes à venir, nous vous recommandons d’opter pour la SARL. C’est notamment ce qu’a fait Arnaud Vucher-Bondet, gérant associé de L4M (Looking For Motion), une société de recrutement et de formation.

 

B. Les différents statuts juridiques

 

1.     La SARL

La SARL est une forme statutaire privilégiée par les PME de par ses nombreuses caractéristiques.

  • Premièrement, la SARL est une société regroupant entre 2 et 100 associés (s’il y a seulement 1 associé, on parle alors d’une EURL) et mettant en œuvre obligatoirement une personne physique en tant que gérant.
  • La SARL peut, en toute légalité, exercer plusieurs activités tant que celles-ci ont un rapport avec l’objet social de la société. Cette forme statutaire offre d’ailleurs une flexibilité importante quant à l’objet social car celui-ci peut être modifié à tout moment, principalement lorsque vous envisagez un développement et/ou une croissance de la société.
  • La SARL présente un caractère hybride, car elle regroupe à la fois les caractéristiques d’une société de capitaux et celles d’une société de personnes.
  • La troisième et principale caractéristique relève d’une responsabilité limitée (comme son nom l’indique). Pour faire simple, cela signifie qu’en principe, les associés ne sont responsables des passifs de leur société qu’à concurrence de leurs apports.

 

2.     L’EURL

L’EURL, Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée, regroupe les mêmes caractéristiques qu’une SARL étant donné que l’EURL est en fait une SARL mais avec un actionnaire unique. De ce fait, l’EURL est une société :

  • Qui peut exercer plusieurs activités tant que celles-ci ont un rapport avec l’objet social de la société. Cette forme statutaire offre d’ailleurs une flexibilité importante quant à l’objet social, car celui-ci peut être modifié à tout moment, principalement lorsque vous envisagez un développement et/ou une croissance de la société ;
  • Qui présente un caractère hybride, car elle regroupe à la fois les caractéristiques d’une société de capitaux et celles d’une société de personnes.
  • Qui relève d’une responsabilité limitée (comme son nom l’indique). Pour faire simple, cela signifie qu’en principe, les associés ne sont responsables des passifs de leur société qu’à concurrence de leurs apports.

 

3.     La SAS

La SAS est un statut qui devient de plus en plus « à la mode » auprès des startups, et ce, pour de nombreuses raisons. Pour comprendre précisément ce qui fait le succès de ce statut, nous allons vous lister les trois principales caractéristiques de la SAS (Société par Actions Simplifiée).

  • Premièrement, la SAS est une société regroupant minimum 2 associés (s’il y a 1 associé unique, on parle alors d’une SASU) qui sont des personnes morales ou physiques.
  • Les associés peuvent définir librement le montant du capital social de l’entreprise (pas de minimum requis).
  • Les simples actionnaires sont responsables des dettes dans la limite de leurs apports. Concernant la responsabilité des dirigeants, ils pourront voir leur responsabilité civile et pénale engagée, en cas de faute de gestion.

 

4.     La SASU

La SASU, Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle, regroupe les mêmes caractéristiques qu’une SAS étant donné que la SASU est en fait une SAS mais avec un actionnaire unique. De ce fait, la SASU est une société :

  • Dirigée par un unique associé, pouvant être une personne morale ou physique. Le régime social du dirigeant est assimilé salarié et bénéficie de la protection sociale ainsi que du régime de retraite des salariés. ;
  • Dont le montant du capital social peut être défini librement (pas de minimum requis) ;
  • Et dont la responsabilité de l’entrepreneur est limitée au montant de ses apports.

 

5.     L’EIRL

Il y a parfois des confusions qui sont créées autour des termes « EIRL » et « EURL ». Pourtant, il s’agit de deux statuts juridiques bien différents dont la principale distinction réside dans la forme. L’EURL est une société alors que l’EIRL ne l’est pas.

Les principales caractéristiques de l’EIRL sont les suivantes :

  • L’Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée est une forme juridique très prisée du fait qu’elle limite la responsabilité de l’entrepreneur.

L’EIRL s’adresse donc aux entrepreneurs individuels et aux autoentrepreneurs qui souhaitent séparer leur patrimoine professionnel et personnel. L’avantage de cette forme juridique est qu’en cas de faillite, les créanciers pourront seulement saisir le patrimoine affecté à l’EIRL.

  • L’EIRL peut être soumis soit au régime de l’IS soit à celui de l’IR.
  • Enfin, cette forme juridique relève du régime social des travailleurs indépendants.

 

C. Les principales erreurs à éviter lors de la rédaction de statuts

La rédaction des statuts est une étape indispensable qui demande beaucoup de rigueur et une certaine méthodologie. Pour vous aider, Me Marie Anne Fabre, avocate spécialisée dans le droit des affaires, vous a lister les 5 erreurs principales à ne pas commettre dans la rédaction de statuts :

  • Prévoir des statuts qui ne s’adaptent pas au développement de la société ;
  • Rédiger des statuts trop compliqués à gérer au quotidien pour les dirigeants ;
  • Prévoir un objet social trop restreint dans les statuts ;
  • Dans une relation à deux associés égalitaires, ne pas prévoir une clause de gestion des différends;
  • Tout vouloir mettre dans les statuts et s’affranchir de la rédaction d’un pacte.

 

D. Quelques outils pour vous aider

Afin de vous aider dans votre aventure entrepreneuriale, nous avons fait rédiger par des avocats, tous les documents, modèles et outils indispensables au développement de votre entreprise d’un point de vue juridique. Ces outils sont tous certifiés par des experts et annotés pour vous faciliter leur compréhension et adaptation.

 

Découvrez sans plus attendre notre sélection d’outils qui vous sera utile lors des démarches juridiques :

  1. Le Pack SASU : Statuts et documents
  2. Le Pack SARL
  3. Statuts EURL et Pack Création
  4. Le Pack EIRL
  5. Le modèle statuts SAS type

Bien réfléchir à son business model

 

A. Qu’est-ce qu’un business model ?

Le business model (« modèle d’affaires » en français) est un document qui décrit la façon dont votre entreprise va générer des revenus et être/devenir rentable. En d’autres termes, un business model doit analyser le mécanisme de création de valeur.

 

En pratique, cela revient à :

  • Décrire ce que vous allez vendre et auprès de quels clients;
  • Définir la valeur apportée: Quel est l’avantage compétitif de votre produit (prix, qualité, usage, personnalisation, gain de temps, …) et sa « valeur d’utilité » ? ;
  • Analyser des données de marché: Les offres existantes et la demande ;

afin de déterminer comment et à quel prix vous allez vendre votre produit.

 

B. Quels sont les fondamentaux d’un business model ?

Le business model comprend plusieurs parties interdépendantes qu’il convient de développer afin d’avoir une vue d’ensemble sur le mécanisme de création de valeur de votre entreprise.

 

PARTIE 1 : Proposition de valeur

Quel produit/ service proposez-vous ?

A quels besoins/problèmes répond votre offre (réduction de la pollution, pénurie d’un produit sur le marché, …) et en quoi êtes-vous différent de vos concurrents ?

 

PARTIE 2 : Segments clients (la cible)

A qui profite l’offre de valeur ?

 

PARTIE 3 : Les canaux

Quels sont les canaux de distribution (boutique en physique, site en ligne, exposition, …) que vous allez utiliser pour vendre votre produit/service ?

Quels canaux allez-vous utiliser pour le communication/ la publicité de votre produit (les réseaux sociaux, la télévision, la presse, …) ?

 

PARTIE  4 : Relation clients

De quelle manière comptez-vous attirer et fidéliser vos clients (service de qualité, SAV disponible 7j/7, programme de fidélité, …) ?

 

PARTIE 5 : Les activités clés

Quelles sont les principales activités qui permettent à votre entreprise de fonctionner (conception, distribution, gestion, …) ?

 

PARTIE 6 : Les ressources clés

De quels types de ressources (matérielles, immatérielles, humaines, financières, …) avez-vous besoin pour votre business ?

 

PARTIE 7 : Les partenaires clés

Qui sont vos partenaires stratégiques (fournisseurs, distributeurs, prescripteurs, …) et quelles sont vos motivations pour ces partenaires (gain de temps, optimisation financière, réduction des risques, …)

 

PARTIE 8 : Les flux de revenus

De quelle manière allez-vous générer du chiffre d’affaires ? Vos clients vont-ils payer un prix fixe ou un prix variable ? Un prix dégressif ? Un abonnement mensuel/ trimestriel ou annuel ?

 

PARTIE 9 : La structure des coûts

Quelles seront vos charges fixes (loyer, honoraires, …) et vos charges variables (matières premières, sous-traitance, …) ?

Quels vont être vos principaux coûts par activités ?

 

A.   La différence entre un business model et un business plan

Le « business model » et le « business plan » sont des termes très proches qui sèment parfois la confusion chez certains entrepreneurs… Mais quelle est la différence entre un business model et un business plan ?

 

Le business model est le cœur de votre business plan. C’est-à-dire que le business plan (ou « plan d’affaire » en français) est la déclinaison concrète, opérationnelle et chiffrée du business model. L’entrepreneur doit donc dans un premier temps se consacrer à la conception du business model de par un travail de réflexion, de diagnostic et de synthèse.

Après cette étape, il pourra dès lors se pencher sur son business plan qui aura pour objectif de valider les modalités du business model grâce à des hypothèses et données chiffrées.

 

B.   Quelques conseils pour faire votre business model

Le business model est déterminant pour la suite de votre entreprise car il donne une vision globale de votre activité. Pour vous aider dans la conception de votre business model, nous avons listé les 4 conseils qui vous seront utiles :

 

  • Supprimez les intermédiaires pour réduire les coûts: La désintermédiation est un terme qui désigne le fait de supprimer les intermédiaires au profit des transactions directes. Cette stratégie a pour principal objectif la réduction des coûts. En effet, en ne passant plus pas un intermédiaire pour subvenir aux besoins de votre business, il est évident que vous n’aurez pas de frais pour ces services. Guillaume JORAND et Bruno LAPEYRE, tous les deux co-gérant de Tripconnexion nous ont expliqué en quoi est ce qu’ils ont pu baisser leur coûts et augmenter la qualité du service grâce à la désintermédiation.

 

  • Pensez d’abord aux clients et les profits suivront: Un produit testé et répondant aux attentes des clients est un produit qui fera très certainement du profit. Alors pensez volume d’affaires, nombre d’utilisateurs et croissance exponentielle avant de penser à tirer des profits à court terme. Retrouvez la liste de tout ce dont il faut penser avant les profits selon Florian BORET, co-fondateur de Wedoogift.

 

  • Travaillez sur votre USP: L’unique selling proposition ou unique value proposition, en français proposition unique de vente ou proposition de valeur unique, est un argument de vente qui vous différencie de vos concurrents. Il est donc essentiel de travailler son USP afin de dégager un avantage concurrentiel et dans le but de se démarquer sur votre marché. L’USP peut porter sur du tangible ou intangible mais doit être durable et créer de la valeur.

 

Modéliser les hypothèses clés de son projet grâce à un business plan

 

A.   Qu’est-ce qu’un business plan et pourquoi en faire un ?

La définition de business plan est : un document écrit qui raconte l’histoire de votre projet et démontre sa création de valeur et sa faisabilité. C’est en quelque sorte une feuille de route qui découle du business model de l’entreprise et permet de faire une évaluation de projet. Le business plan formalise par écrit les projections futures d’évolution de l’entreprise grâce à des analyses stratégiques et des prévisionnels financiers. Il démontre la création de valeur de votre projet et sa pérennité.

 

Le business plan est un document qui peut paraître long à réaliser et fastidieux ; mais quelle en est sa principale utilité ?  Un business plan est avant tout un outil de communication qui met en avant une double utilité : externe (pour les financeurs et partenaires) mais aussi interne (pour les porteurs de projet). L’utilité du business plan diffère donc légèrement en fonction du destinataire.

  • Si le business plan s’adresse aux financeurs, l’objectif principal sera de démontrer la rentabilité potentielle future du projet.
    1. Si c’ est une banque: le business plan permettra de rassurer avant tout quant aux paiements des intérêts et à la capacité de rembourser le prêt.
    2. Si c’est un investisseur en capital: l’objectif du business plan est de faire rêver son destinataire tout en restant réaliste car son but est de réaliser une forte plus-value. Par exemple, les Venture Capital exigent parfois une valeur x100 de leur capital investi c’est pourquoi il est recommandé d’être ambitieux sans pour autant être irréaliste.
    3. Si c’est un financeur public: l’objectif du business plan sera de prouver que le projet permettra de contribuer au développement de l’économie, de l’écologie ou autre (via la création d’emplois, la réduction de la pollution,…).
  • Si le business plan s’adresse aux partenaires de l’entreprise, l’objectif du business plan sera donc de prouver que le projet est viable dans le but de négocier le délai de paiement fournisseur par exemple.
  • Si le business plan s’adresse aux porteurs de projet, le business plan sera donc un outil de pilotage de l’activité de l’entreprise. Il permet également de prendre des décisions et de voir s’il faudra ou non lever des fonds, si les porteurs de projets pourront se rémunérer et si oui à partir de quel moment.

 

B.   Les parties essentielles d’un business plan

Découvrez ci-après un exemple de plan de business plan à suivre pour la structure de votre business plan. Il s’agit d’un sommaire classique à suivre ou modifier légèrement.

 

  • Page de garde : Nom de votre entreprise, Titre, logo (et une image – facultatif)
  • Executive Summary (2 pages maximum): Récapitulatif des données clés du business plan. Il est conseillé d’effectuer la rédaction de l’Executive Summary une fois le business plan entièrement rédigé.
  • Partir d’un constat général à propos d’un besoin, une nécessité qu’il y a sur le marché pour entreprendre la présentation de votre entreprise et l’équipe
  • Présentation de votre produit/ service
  • Présentation des clients et de leur positionnement (et des avis clients si il y en a)
  • Analyse du marché et des concurrents
  • Déterminez la stratégie générale et le coût d’acquisition client
  • Analyse SWOT (facultative)
  • Présentation des étapes du projet
  • Prévisionnel financier : chiffre d’affaires, charges fixes et variables ainsi que les charges de personnel, compte de résultats, bilan, CAF, BFR, analyse de la rentabilité

 

C.   Les principales erreurs à éviter

Le business plan est un document qui peut sembler simple à réaliser. Pourtant, les investisseurs et coachs en entrepreneuriat retrouvent souvent les mêmes types d’erreurs. Tout d’abord, il est important de garder à l’esprit que la forme d’un business plan compte tout autant que le fond. Nous avons donc passé en revue 25 erreurs de forme à éviter dans un business plan.

 

Concernant le fond du business plan, nous vous conseillons de prêter particulièrement attention à la liste des erreurs récurrentes que nous avons constaté relatives :

  • À l’étude de marché
  • Au business model
  • Aux hypothèses financières
  • À l’approche top down
  • À l’équipe
  • À « l’impersonnalisation »
  • Et enfin à la rédaction du business plan

 

D.  Notre liste d’outils à utiliser pour une présentation claire et soignée

 

  • Tout d’abord, nous vous conseillons d’utiliser Powerpoint et de laisser de côté Word. Au vu des progrès informatiques et de la nouvelle ère digitale qui se sont mis en place au cours de ces dernières années, PowerPoint est un logiciel qui coïncide bien mieux avec les attentes des investisseurs d’aujourd’hui. Mais pourquoi ? Tout simplement parce que de nouveaux outils ont été ajouté à PowerPoint pour vous permettre d’être toujours plus créatif.

Grâce à PowerPoint, votre business plan sera une présentation claire et dynamique, soit parfaite pour convaincre votre interlocuteur.

 

 

  • Pour vous faciliter la vie lors de la modélisation des hypothèses financières, nous vous conseillons d’utiliser le logiciel business plan Excel confectionné par nos soins. Avec notre logiciel, les calculs sont automatisés, les ratios clés sont visibles en un coup d’œil et plus de 600 données sont facilement paramétrables.

Vous l’aurez compris, avec cet outil, votre modèle financier sera une réussite !

 

  • Vous avez terminé votre business plan ? Félicitations ! Mais comment juger si votre business plan est bon ? Avec cette grille d’analyse, vous obtiendrez une note selon différents critères et vous pourrez ainsi corriger vos erreurs. Cette grille d’utilisation est automatisée sur Excel et facile d’utilisation ; vous n’aurez donc pas de mal à vous mettre dans la peau d’un véritable jury. Rien de mieux pour perfectionner votre business plan !

 

  • Enfin, malgré tous ces outils que nous mettons à votre disposition, nous vous conseillons vivement de vous faire accompagner durant cette étape qui s’avère cruciale pour le développement de votre business.

Pour toute question/ accompagnement sur la modélisation de votre business plan, n’hésitez pas à nous contacter au 0609174106. Nous serons ravis de vous aider.

Lever des fonds : une étape facultative selon les besoins de financement de sa société

 

A.   Pourquoi faire une levée de fonds ?

Lorsque l’on parle de levée de fonds cela sous-entend un besoin de financement. Avec un renforcement des capitaux propres, la levée de fonds est parfois l’une des meilleures solutions pour convaincre plus facilement les banques afin d’obtenir un emprunt. En effet, plus les capitaux propres sont importants, plus la santé financière de l’entreprise parait stable et donc plus le montant demandé auprès de sa banque peut être élevé.

Mais quel est le moment idéal pour démarrer un processus de levée de fonds ?

Tout d’abord, lever des fonds est une tâche fastidieuse qui se révèle souvent très consommatrice de temps. On vous conseille d’ailleurs de prévoir 6 à 9 mois entre le moment où vous allez entamer la chercher d’investisseurs et le moment où vous allez recevoir les fonds.

 

Pour vous aider à répondre à la fameuse question de « quand est-ce qu’il faut lever des fonds ? », nous vous avons listé plusieurs moments dans la vie d’une entreprise où la levée de fonds peut être envisagée.

 

  • Avant la création de votre entreprise

Beaucoup d’entrepreneurs ont besoin de lever des fonds avant même que l’entreprise soit créeé afin d’effectuer des tests, des études ou encore des prototypes. Sachez que cela est tout à fait possible et que de nombreuses options s’offrent à vous. Les subventions de l’état, la love money (l’argent de votre entourage), le crowdfunding ou encore les concours d’entrepreneuriat sont autant de recours de financement auxquels vous pouvez prétendre. D’ailleurs, tous ces types de financement ont un point commun : un avantage financier et stratégique indéniable. En effet, en ayant recours à l’une de ces méthodes de financement, vous gardez une totale liberté en ce qui concerne le contrôle sur votre entreprise puisque  vous n’ouvrez pas le capital de votre entreprise à des investisseurs.

 

  • Lors de la création de votre entreprise

Lors de la création d’une entreprise, les dépenses s’additionnent et il n’est pas rare qu’un entrepreneur ait besoin de fonds durant cette période.

L’autofinancement n’est pas une méthode de financement suffisante pour les débuts de votre projet ? Pas de panique, la levée de fonds est tout à fait envisageable ! C’est d’ailleurs le but du capital-risque ou du capital amorçage qui interviennent pendant cette phase.

Les fonds de capital-risque (Venture Capital) investissent généralement dans de jeunes entreprises innovantes à fort potentiel de croissance. Les capital-risqueurs  ont donc des exigences élevées du fait de la prise de risque.

Les fonds de capital-amorçage interviennent dès la phase de création d’entreprise (voir même un peu avant) et servent principalement à couvrir les frais liés à la mise en œuvre du projet.

 

  • En phase de développement

Enfin, la phase de développement d’un projet est sans doute la plus coûteuse. Il s’agit donc du moment le plus probable où vous allez avoir besoin de fonds et donc potentiellement d’avoir recours à un financement.

Généralement, une levée de fonds au cours de cette période vous permettra de créer un nouveau produit, d’accélérer votre croissance et pourquoi pas d’étendre votre concept sur de nouveaux marchés.

 

=> En résumé, il est possible de lever des fonds à n’importe quel moment car un besoin de trésorerie peut survenir aussi bien avant la création de l’entreprise, pendant ou après (pour le développement).

 

B.   Quels sont les changements opérés par une levée de fonds ?

Avant d’entamer un processus de levée de fonds, vous devez être averti des changements que cela engendre.

 

  • Premièrement, lorsque vous lever des fonds, vous collaborer avec des investisseurs ce qui vous permet de sortir de l’isolement et d’échanger avec des personnes expérimentées. Avoir un investisseur ayant des connaissances dans votre domaine d’activité est particulièrement bénéfique pour vous car il pourra vous aider en cas de doute et vous accompagner dans la prise de décisions stratégiques. Ainsi, le choix des investisseurs ne se fait pas au hasard.

 

  • En investissant en capital, le ou les investisseurs deviennent également associés de votre entreprise. Cela peut être positif si vos points de vue sont similaires et si les connaissances personnelles apportées par vos investisseurs vous aident à faire croître votre business. Toutefois, il faut vous assurer d’une bonne entente avec vos futurs investisseurs et être prêt à écouter l’avis d’autres personnes car vous ne serez plus le seul à contrôler. Vous comprenez donc pourquoi le choix des investisseurs est crucial.

 

  • Enfin, il faut avoir en tête que la levée de fonds engendre un certain coût. Selon la somme investie en capital, les exigences de vos investisseurs et les perspectives de croissance de votre société, la levée de fonds peut avoir un sérieux coût (ROI).

 

C.   La valorisation : une étape incontournable pour lever des fonds

Valoriser une entreprise permet de connaître sa valeur de marché ou patrimoniale et de répondre ainsi à la question : « Combien vaut mon entreprise ? ». Si les données historiques sont utiles pour estimer la valeur d’une entreprise, il faut garder en tête que ce sont surtout les perspectives financières qui permettent d’estimer sa valeur. Mais à quoi ça sert de connaitre la valeur de son entreprise ?

Si vous avez actuellement un besoin de financement et que vous souhaitez passer par la case levée de fonds, la valorisation est alors indispensable. En effet, elle apporte une vision éclairée aux investisseurs de la valeur actuelle de votre société et savoir ainsi s’il est intéressant pour lui d’investir ou non. Dans le cadre d’une cession ou d’une fusion de la société, la valorisation est tout aussi indispensable, car elle permettra de servir de base à la négociation entre les deux parties.

 

Pour valoriser votre société, plusieurs méthodes s’offrent à vous :

  • La valorisation par Discounted Cash-Flow : Cette méthode permet de déterminer à une date «t» la valeur d’une entreprise en actualisant l’ensemble des flux de trésorerie qu’elle va générer dans le futur.
  • La méthode des multiples: Cette méthode est également souvent utilisée puisqu’elle se base sur un aspect bien plus pratique et réel à savoir les entreprises concurrentes. En effet, cette méthode des multiples évalue une société en la comparant avec un échantillon constitué d’entreprises aux caractéristiques comparables :
  1. Même secteur d’activité,
  2. Même taille,
  3. Zone géographique similaire,
  4. Même perspective de croissance
  5. ..
  • La méthode patrimoniale : Cette méthode consiste à évaluer les actifs de l’entreprise et à soustraire la valeur des dettes pour obtenir l’actif net comptable corrigé (ANCC / situation nette) sur la base du bilan comptable.

 

D.  Nos conseils d’experts pour réussir à lever des fonds

 

1.     N’ayez pas peur d’avoir des ambitions

Pour vous démarquer de la concurrence, ayez des ambitions !

Provisionnez votre levée sur des objectifs ambitieux et à la hauteur de votre croissance potentielle pour en faire un avantage compétitif (soit vous donner les moyens d’accélérer) et n’hésitez pas à vous faire accompagner : cela vous fera gagner un temps précieux. L’ambition vous permettra d’ailleurs de rassurer vos investisseurs et de les conduire sur le chemin de l’approbation de votre besoin de levée de fonds.  Attention, ambitieux ne veut pas dire pour autant « embellir les hypothèses ».  L’une des principales erreurs classiques d’un business plan est de surestimer ses profits et de sous-évaluer ses charges. Alors gardez en tête que le business plan doit impérativement traduire une image fidèle de la situation c’est-à-dire ni pessimiste ni trop optimiste. Vous devez donc bien évidemment mettre en lumière les points forts de votre business, mais d’évoquer aussi les problématiques à résoudre et les moyens à mettre en œuvre pour y arriver plutôt que d’embellir vos chiffres.

 

2.     Essayez d’obtenir une subvention de la BPI

Un manque de fonds est souvent un blocage pour le décollage d’un projet. Cependant, il existe plusieurs moyens pour obtenir des fonds. La BPI est l’une des options pour laquelle vous pouvez opter. L’objectif de la BPI est de soutenir et de financer des projets à tous les stades de développement des entreprises de l’amorçage à l’IPO. La BPI est segmentée en deux départements et propose deux types de dispositifs à savoir le financement et l’investissement.

  • Tout d’abord BPI Financementest une entité qui propose un financement non-dilutif. Elle délivre des aides à l’innovation notamment des subventions ou des avances remboursables. Elle accorde également des prêts (des crédits de trésorerie, des prêts à moyen et long terme, des prêts sans garantie, …), propose des programmes d’accompagnement avec une mise en réseau et du conseil puis, offre des garanties et assurances (garanties aux banques, assurance-crédit à l’international, …).
  • La BPI Investissement, quant à elle, propose des participations au capital (co-investissement ou indirect)

 

3.     Soyez honnête

Comme expliqué précédemment, il est important d’être ambitieux pour réussir à convaincre vos investisseurs. Si certains entrepreneurs y voient l’opportunité de mentir sur quelques chiffres pour embellir le projet, sachez qu’il ne s’agit pas de la bonne solution, car vous et vos investisseurs doivent avoir connaissance de votre réel besoin financier. Des chiffres mensongers pourraient ainsi conduire votre start-up vers la faillite au vu d’une mauvaise anticipation des flux générés par votre business. Alors soyez honnête et présentez des chiffres financiers cohérents.

 

4.     Les critères qui font pencher la balance…

Vous souhaitez présenter votre projet devant des investisseurs ? Écoutez attentivement les conseils de Julien Tripet, entrepreneur et Business Angel :

  • En phase d’amorçage, la première impression est avant tout humaine
  • La présentation doit être synthétique et compréhensible
  • Les trois atouts à réunir absolument pour déclencher l’intérêt d’un business angel sont les suivants : une innovation claire par rapport à la concurrence, ou à défaut un «avantage injuste », une ambition de performance mesurée et un niveau minimum de maturité du projet (POC ou test client au minimum)
  • Le manque de clarté lors de la présentation d’un projet est rédhibitoire!
  • La décision finale se base sur : la maîtrise du sujet par les porteurs doit être évidente, voire bluffante : connaissance des chiffres, du marché, expérience…, la traction doit également évidente : quelles réussite(s) probante(s) depuis le lancement et une ambition mesurée : il est important d’être ambitieux, mais dans des proportions réalistes, à ne pas confondre avec l’arrogance.
  • La levée de fonds doit être vue comme un levier pour accomplir un réel objectif à savoir le développement d’un nouveau produit/service, la croissance du projet sur un nouveau marché,…

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