Hom'aide : un business modèle qui s'adapte

Publie le 25 Juillet 2016 15:54

Cyrille ChemamaNouvelle interview dans notre dossier sur les business models. Cyrille Chemama, 38 ans, est le fondateur d'HOM’aide, une solution pour remettre le collaborateur au centre de l’entreprise. Issu d’une formation d’ingénieur, il s'est ensuite formé au marketing et à la communication. Il travailla quelques années en tant que consultant avant de se lancer dans le grand bain de l’entrepreneuriat.

 

HOM'aide, la solution pour améliorer son bien-être au travail

A. À LA BASE, UN SIMPLE CONSTAT

Je m’appelle Cyrille Chemama, j’ai 38 ans, je suis ingénieur de formation avec une double compétence en marketing de l’innovation et après plusieurs années dans l’industrie du semi-conducteur et dans le marketing et le conseil en stratégie, j’ai décidé de monter ma propre société et d’entreprendre dans ce qui donnait du sens pour moi.

Durant mes différentes expériences professionnelles, une évidence m’est apparue : les discours, les formations, les attitudes sur le management sont omniprésentes mais la notion de relation humaine a quasiment disparu, le collaborateur n’est plus un plus un « être » mais un « faire ».

Ma quête de sens a commencé avec un constat simple : remettre le collaborateur au centre de l’entreprise.

B. PUIS UNE PROPOSITION DE SOLUTION

C’est ainsi qu’est née l’idée de créer une structure qui amènerait les dirigeants et les collaborateurs à améliorer le « mieux-être » au travail et ce pour le bien du dirigeant, des collaborateurs et de  l’entreprise.

À la fin de l’année 2012, j’ai donc créé une conciergerie d’entreprise qui propose une large palette de services aux salariés sur leur lieu de travail : www.hom-aide-pro.fr.

De la collecte de linge pour repassage au lavage de voiture sur site, de la prise en charge des démarches administratives pour faire sa carte grise au coaching sportif, notre service de conciergerie d’entreprise contribue à améliorer le quotidien des collaborateurs et à augmenter leur productivité en éliminant toutes les problématiques personnelles à résoudre sur le lieu de travail et à délivrer un ensemble de prestations liées au bien-être (massage assis, sophrologie, activités physiques,….).

Plus qu’une simple offre de services, la conciergerie s’inscrit dans une nouvelle politique de management des ressources humaines qui remet le collaborateur au centre de l’entreprise.

 

Un business model n'est jamais figé, il évolue en permamance

A. UN BUSINESS MODEL ÉVOLUTIF

La conciergerie d’entreprise est modèle mixte qui mélange à la fois du BtoB et du BtoC.

En effet, le client principal est l’entreprise qui pour faire bénéficier ses salariés des services de la conciergerie va payer un abonnement fixe mensuel mais l’utilisateur final sera le collaborateur qui commandera ses prestations (qui lui seront directement facturées au prix du marché voire inférieur) .

La conciergerie ne peut pas fonctionner sans ses principales ressources que sont ses prestataires partenaires, une grande partie de mon temps est réservée à la recherche et la validation de prestataires de qualité qui partagent les mêmes valeurs que la société (notamment en termes de développement durable, de responsabilité sociétale et environnementale,….)

Le modèle économique standard de la conciergerie est d’implanter physiquement un accueil avec un concierge et j’ai démarré mon activité en me basant sur ce modèle économique.

Mais au bout d’un an d’activité basée sur ce modèle, j’ai fait le constat suivant :

  • Ce modèle ne convient qu’aux grosses structures ayant la place et pouvant financer un l’implantation physique (investissement élevé), ce qui exclut de fait les petites et moyennes structures.
  • C’est un modèle qui manque de souplesse, monolithique et plutôt long à mettre en place
  • C’est un modèle qui nécessite beaucoup de personnel donc une gestion humaine plutôt compliquée.
À partir de ces constats, j’ai réfléchi à un nouveau modèle économique avec une nouvelle approche de mon offre, de ma relation client, de mes canaux de distribution,…

Je suis parti sur une conciergerie connectée c’est-à-dire une approche numérique du métier de concierge. Il n’y a plus d’implantation physique dans les entreprises mais les collaborateurs commandent leurs prestations et les règlent directement via une interface web.

Pour les prestations nécessitant une livraison (ex : repassage), les utilisateurs ont la possibilité de réserver un créneau où nous viendrons récupérer leur linge et leur ramener dans les 48h.
 
Si vous vous posez des questions sur votre business model, nous vous invitons à découvrir notre dossier consacré à cette thématique là : http://www.my-business-plan.fr/dossier-business-model
 

B. UN MODÈLE EFFICACE MAIS ASSEZ PEU ADAPTÉ AUX PETITES ENTREPRISES

expert en business model

 

 

 

 

 

 

 

Les avantages principaux de la conciergerie connectée sont: pouvoir donner un accès aux services de conciergerie même aux plus petites entreprises et avoir un  service plus flexible et plus intuitif (le e-commerce est aujourd’hui de plus en plus développé).

Les inconvénients est qu’il faut plusieurs abonnements de petites entreprises pour obtenir un abonnement équivalent avec une grosse structure, cela multiplie les démarches de prospection.

De plus la conciergerie est déjà un service innovant et encore plus la conciergerie connectée, ce qui induit une énormément de pédagogie pour convaincre les prospects.

C. VERS UN BUSINESS MODEL COLLABORATIF

Les axes de développement principaux sont de définir un nouveau modèle économique pour la conciergerie type uber dont le modèle serait à la fois collaboratif (inclure mes partenaires et mes clients dans le développement de ma stratégie) et circulaire (grosso modo : du producteur au consommateur).

Dans 5 ans, j’espère que mon entreprise aura suffisamment prospéré pour que je puisse m’éloigner de toute la partie « production/gestion/logistique » et que je puisse me concentrer sur la capacité à concilier réussite économique et bénéfices environnementaux et sociaux.

 

Rechercher des clients et les convertir en ventes, une histoire de taux de conversion

A. LE RÉSEAU, UN CANAL PRIVILEGIÉ POUR RECRUTER DES CLIENTS

Au démarrage, le recrutement se faisait uniquement par prospection directe : emailling, phoning. La prospection dans « le dur » est très difficile mentalement et le taux de conversion est très faible.

Pour mon activité, je privilégie la recommandation et le réseau c’est-à-dire que je fais demande aux dirigeants que je connais de me recommander à des personnes autour d’elles pour les rencontrer.

Mais ce n’est pas à un sens unique, la maxime importante à retenir est qu’il faut savoir donner pour recevoir.
De plus j’essaie de bien référencer mon site pour qu’il soit visible par ceux qui seraient intéressés par l’offre que je propose.

 

B. UN TAUX DE CONVERSION EN AMÉLIORATION

Aujourd’hui mon taux de conversion est assez faible, aux alentours de 10% car je suis encore dans la prospection que l’on qualifie de « froide » (phoning, mailing, salons,…) et la prospection utilisant le réseau prend beaucoup de temps.

Je considère néanmoins que la prospection réseau est la plus enrichissante et la plus facile à convertir.

Mon taux de conversion s’améliorera en réfléchissant avec mes clients et mes prospects à 2 questions fondamentales : est ce que mon offre répond vraiment aux besoins des prospects ? est ce que mon offre se démarque des autres ?

 

Les mots de la fin

A. LES 3 CONSEILS DE CYRILLE CHEMAMA

• Trouvez un modèle d’entreprise qui a du sens pour vous
• Suivez vos intuitions
• Faites mieux avec moins

B. ET ENFIN SA CITATION POUR VOUS INSPIRER

Les hommes, à de certains moments sont maitres de leur sort ; et si notre condition est basse, la faute n’en est pas à nos étoiles ; elle est en nous mêmes (William Shakespeare – Jules César).

 

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