Pas de levée de fonds prévue : quel statut choisir ?

Publie le 03 Octobre 2013 17:32

Le statut de SARL

Le choix du statut juridique est une problématique que se pose, un jour ou l’autre, tous les entrepreneurs. Mais le choix n’est pas toujours simple car nous ne sommes pas tous des experts en droit et il est souvent difficile de comprendre tous les enjeux liés au choix du statut. Pour y voir un peu plus clair, rien de tel que l’expérience d’un entrepreneur. C’est pourquoi nous avons interviewé Arnaud Vucher-Bondet, gérant associé de L4M (Looking For Motion). Cette société d’une dizaine d’années a deux activités principales. La première activité est un site de recrutement et de formation. Leur deuxième activité est l’organisation de salons, encore une fois sur la thématique de du recrutement et de la formation. Leur site attire entre 200 000 et 250 000 visiteurs mensuels, et regroupe plus de 3 000 offres par près de 600 entreprises. Arnaud Vucher-Bondet, co-fondateur et gérant, revient sur ses choix concernant le statut de sa société. Quelles sont les précautions à prendre ? Les bonnes pratiques ?

 

Le choix du statut juridique : une étape de la création d’entreprise

Pour commencer, notre projet est passé par une phase de réflexion de près d’un an-et-demi, où nous avons préparé notre création d’entreprise. Pendant cette période, nous avons rédigé notre business plan, et réfléchit sérieusement à notre projet. Cela a été aussi pour nous l’occasion de se faire accompagner par de nombreux organismes, de monter des dossiers de financement, et de participer à des concours de créations d’entreprise.

Pendant cette phase, nous avions d’abord fait le choix du statut associatif, qui nous permettait d’avoir un cadre juridique et de faire nos premiers achats. Au moment de commencer, notre activité commerciale quelques mois plus tard nous avons choisi le statut de la SARL. La SARL nous permettait de nous associer car nous étions 6 dans ce projet, et de limiter les risques. C’est également un statut qui n’est pas trop lourd administrativement et sans trop de contraintes.

 

La SARL un statut adapté aux entreprises qui ne projettent pas de levée de fonds

créer son sarl

Grace à l’obtention d’un prêt d’honneur et de nos apports personnels, nous avions à l’époque réunis 70 000€ qui nous ont permis de créer notre société sans levée de fonds. Aujourd’hui, il semble quasi-impossible de monter un projet comme le nôtre avec cette somme d’argent, la pression concurrentielle sur Internet s’étant fortement accrue. Aujourd’hui encore, nous arrivons à financer nos projets de développement sans avoir besoin de lever des fonds, nous ne sommes donc pas du tout déranger par l’aspect peu flexible parfois reprochée à la SARL.

 

Les précautions à prendre dans la rédaction de ses statuts

Il est très important de bien réfléchir à la répartition des parts sociales. Cela permet de définir les responsabilités de chacun et de déterminer si un des associés peut prendre les décisions tout seul ou s’il faut se réunir pour prendre les décisions. C’est un aspect important car, au regard de ce que l’on peut observer dans certaine entreprise, il n’est pas toujours évident de s’entendre avec ses associés.
 

Concernant nos statuts nous avons également insérés des clauses particulières qui nous paraissaient primordiales. Tout d’abord, si l’un de nous veut quitter l’aventure, la cession des parts sociales sera proposée en priorité aux associés (ndlr : voir la clause d’agrément). Nous avons également ajouté une clause qui stipule que si un associé décède les parts viennent aux mains des associés et non pas aux conjoints.

 

Un dernier conseil

Pour terminer, au-delà de la problématique des statuts, je conseille aux entrepreneurs qui se lancent de ne pas négliger la force de vente car beaucoup de projets échouent ne s’étant pas assez investis dans ce paramètre.

Enfin, n’hésitez pas à solliciter les organismes d’accompagnement qui sont d’une grande aide au moment de se lancer (CCI, mission locale…).

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