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Les différences entre un Pitch et un Business Plan

Le Business Plan et le Pitch, est-ce la même chose ? 

Il n’est pas toujours évident de comprendre la différence entre un pitch et un business plan, pourtant ce sont bien deux choses différentes qu’il vous faut bien distinguer, surtout si vous êtes un entrepreneur. Plusieurs questions peuvent ainsi être posées ; quand-est ce que c’est mieux d’utiliser un pitch plutôt qu’un business plan ? Est-ce que les business plans sont has been ? Est-ce qu’un pitch c’est simplement un business plan mis en forme ? Qu’est-ce qui marche le mieux pour une startup ? Nous allons répondre à ces questions dans cet article.  

Differences business plan et pitch

Qu’est-ce qu’un pitch ?

Le pitch, avec ou sans pitch deck est une présentation en quelques minutes qui doit permettre de transmettre rapidement vos idées à propos de votre projet à différents investisseurs en allant à l’essentiel. En quelques minutes seulement, la présentation que vous avez donnée doit permettre aux investisseurs de se faire une idée concrète de votre projet, de sa réussite, de ses chiffres essentiels et de son potentiel de développement. Vous devez également montrer aux investisseurs que vous êtes quelqu’un qui sait de quoi il parle, qui connait son sujet sur le bout des doigts et l’en qui on peut avoir confiance. Un pitch n’est donc pas un simple récit monotone de quelques minutes, mais quelque chose d’interactif durant lequel vous allez analyser les différentes réactions des investisseurs afin de pouvoir rebondir sur les sujets qui les intéressent le plus. Les investisseurs seront très regardant sur vos connaissances et votre personnalité. En quelques minutes seulement, ils vont se faire une idée précise sur votre sujet et vont déterminer s’ils sont intéressés ou non par votre projet. Si votre projet ne passe pas l’étape clef du pitch, alors il y a très peu de chances que vous puissiez présenter son business plan. Un pitch est souvent accompagné d’une présentation de quelques slides qui doit permettre d’appuyer votre discours, sans donner trop d’informations, c’est appelé plus communément un « pitch deck ». L’essentiel est ce que vous dîtes et non ce qui est écrit. Il faut donc faire très attention si vous utilisez un pitch deck de ne pas lire vos slides, et de simplement s’en servir en appuie pour présenter des documents visuels. Prudence cependant à ne pas embellir les informations que vous donnez afin de survendre votre projet, vos investisseurs s’en rendront compte plus tard et vous perdrez tout le peu de crédibilité que vous aviez réussi à obtenir.

Pour en savoir plus sur le pitch, c'est par ici ! 

Qu’est-ce qu’un business plan ?

Une fois que vous avez gagné l’attention de vos différents investisseurs grâce à votre pitch, il va falloir leur présenter un document beaucoup plus approfondi sur les différentes subtilités de votre projet avec notamment un plan financier concret sur les années à venir. Toutes les différentes légèretés évoquées lors de votre pitch afin de capter l’attention des investisseurs vont ainsi devoir être précisées. Un business plan peut être fait sous plusieurs formes, sous forme écrite et détaillée ou sous forme de slides. Bien que les pratiques soient diverses selon les pays, aujourd’hui, les investisseurs tendent à préférer un business plan sous forme de slides. Il est courant de trouver une approximation du nombre de slides qui varie entre 20 et 100. Chez my business plan, nous pensons que trop en faire, même sur un business plan n’est pas nécessaire et qu’il vaut mieux avoir un business plan de 30 slides concis, clair, et précis avec toutes les bonnes informations plutôt qu’un business plan fouillis de 100 slides. Ce document doit cependant contenir, en plus des informations clefs qualitatives, de suffisamment d’informations quantitatives pour concrétiser votre point de vue, avec un prévisionnel, à minima sur les 5 prochaines années, un plan d’investissement, des études de marchés, et une valorisation de votre projet. Il ne faut pas oublier dans un business plan d’expliquer votre parcours et celui de vos éventuels associés afin de rassurer les investisseurs sur votre capacité à mener à bien votre projet. Tandis-que le pitch était beaucoup plus visuel, vous pouvez vous permettre dans un business plan de détailler les différentes informations en restant cependant concis, ne vous répétez pas, ne faîte pas perdre de temps inutilement à vos interlocuteurs. Faisant suite à la présentation de votre business plan, les investisseurs doivent être à même de prendre une décision réfléchie sur s’ils veulent vous suivre dans ce projet ou non. C’est aussi le document de référence qui sera utilisé si un processus de vérifications des différentes informations données est établi postérieurement.

Lequel est venu en premier, le business plan ou le pitch ?

Pour faire simple : Le business plan. Le business plan remonte au moins aussi longtemps que la création de différents business ou sociétés. Il a toujours été un document essentiel pour emprunter bien avant l’apparition des différents fonds privés d’investissements, que ce soient des fonds de « private equity » ou « venture capitals » ou des « business angels ». Le business plan a toujours été utilisé, sous différentes formes, afin de prouver la viabilité d’un business. Lorsque tous ces différents fonds d’investissements n’existaient pas encore et que la première source des fonds venait des banques, ce document était analysé sous toutes ses coutures par les banquiers afin de s’assurer que le business était viable à long terme et qu’il allait engendrer suffisamment d’argent pour rembourser les différents prêts contractés.

Cette analyse poussée des business plans par les banquiers a cependant créé un problème notoire pour les très jeunes entreprises et les startups qui n’arrivaient tout simplement pas à emprunter auprès des banques. Cela a été notable lors de l’explosion de l’utilisation d’internet dans les années 90 et l’apparition de nouveaux acteurs, certes prometteurs mais avec des business plans qui n’étaient financièrement pas viables, le tout sur des technologies nouvelles et sans prévisionnel à court terme de revenues. C’est pourquoi les années 90 ont aussi vu l’explosion des différents fonds d’investissements privés qui ont accepté de prendre des risques beaucoup plus importants que les acteurs traditionnels, c’est-à-dire les banques. Cela corrèle avec l’apparition du pitch sous sa forme que l’on connait aujourd’hui et du pitch deck, tous ces fonds d’investissements privés ont favorisé l’utilisation du pitch, notamment lors des premières prises de contact puisque les informations pour réaliser des business plans en bonnes et due formes n’étaient tout simplement pas suffisantes et qu’ils étaient de toutes façons trop rébarbatives pour analyser en une journée plusieurs dizaines de possibilités d’investissements.

Mais alors que faire, un business plan ou un pitch ?

Heureusement, les banques ne sont plus aussi frileuses que dans les années 90 à l’idée de financer de jeunes entreprises digitalisées. Elles ne sont cependant toujours pas les acteurs principaux, notamment en France, des startups innovantes à croissance exponentielle qui reste majoritairement financées par des fonds d’investissement privés. De nos jours le business plan n’est plus le document écrit d’une centaine de pages des années 50, il se rapproche visuellement d’un pitch deck mais reste plus poussé techniquement et financièrement. Il arrive parfois que des entrepreneurs ne fassent pas la distinction entre les deux, c’est une erreur, les objectifs derrière un pitch et un business plan sont bien différents, l’un est très bref et sert à donner une première idée du projet aux investisseurs tandis que l’autre doit se baser sur des chiffres et un prévisionnel complet pour convaincre définitivement les investisseurs. Il est courant qu’un pitch soit créé par les investisseurs eux-mêmes, mais lorsque le sujet devient plus sérieux et que les investisseurs sont intéressés, il est d’usage d’utiliser des services professionnels pour créer les différents business plans. En effet, sa composition reste très technique et une connaissance financière que les entrepreneurs n’ont pas toujours est nécessaire.

Conclusion

Le pitch et le business plan ne sont pas exclusifs mais se complètent entre eux, pour maximiser vos chances de lever des fonds, il est nécessaire de bien faire la distinction entre ces documents et de les utiliser lors des bonnes étapes de votre projet. Tandis qu’un pitch satisfera vos prises de contact avec les différents investisseurs, il ne sera pas suffisant pour les convaincre d’investir dans votre projet, de nos jours les fonds d’investissements privés, notamment faisant suite à l’explosion de la bulle d’internet, sont beaucoup plus regardant qu’avant avec leurs investissements. Les banques vous demanderont toujours d’avoir un business plan établi, et qui fait sens à long terme. Le business plan reste donc un document essentiel à toutes bonnes levées de fonds réussies et reste donc le document le plus utilisé lors du financement de différents projets. Les pitch malgré tout doivent rester une aide à la prise de contact avec les investisseurs et éveiller la curiosité de ces derniers. Pour résumer : Étape 1 => Pitch, Étape 2 => Business Plan ! Il n’est cependant pas nécessaire de créer un pitch avant un business plan et vous pouvez très bien commencer par faire faire votre business plan. Cela aidera énormément pour la création de votre pitch puisque vous pourrez épurer votre business plan pour créer un pitch de quelques minutes pour convaincre les investisseurs.

Le business plan reste donc indétrônable quant-à l’utilité des différents outils pour effectuer une levée de fonds réussie !
  

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