Faut-il se rémunérer par un salaire ou des dividendes?

Publie le 18 Juillet 2018 15:37

  Le choix entre salaire et dividendes est une problématique récurrente pour un entrepreneur car les deux options présentes des avantages et des inconvénients qui pèsent dans la balance. Dans une liste de pour et de contre, un thème doit forcément apparaitre, c’est celui de l’imposition de ces deux formes de revenus. En effet, une bonne connaissance de la fiscalité est une première base nécessaire à l’entrepreneur, encore plus particulièrement quand il s’agit de mettre en place une bonne stratégie d’optimisation de sa rémunération.

image: rétribution salaire ou dividende

la rémunération par le versement d'un salaire

S’il décide de se rémunérer par un salaire, le dirigeant peut être salarié de la société. En tant que salarié il pourra bénéficier des mêmes droits que tous les travailleurs relevant de la sécurité sociale à l’exception de l’assurance chômage.


La rémunération perçue par le dirigeant sera imposée selon le barème progressif de l’IRPP. Au moment de remplir sa fiche d’imposition le dirigeant salarié peut, comme les salariés bénéficier de la déduction forfaitaire de 10 % ou opter pour le modèle réel pour la déduction des frais professionnels.


Le dirigeant peut encore percevoir un salaire en optant pour le statut de salarié indépendant, dans ce cas il est affilié à la caisse de la sécurité sociale des indépendants ou aux caisses des libéraux. Dans cette hypothèse, concrètement le dirigeant se verra imposé dans la catégorie des traitements et salaire mais il reste affilié pour sa protection aux caisses des travailleurs indépendants.

La taxation des dividendes


En 2018, la loi de finance modifie le régime d’imposition des dividendes en instaurant le mécanisme du prélèvement forfaitaire unique (PFU) aussi appelé « Flat-tax ».


Le dirigeant a une option d’imposition, soit il opte pour le mécanisme de la flat tax ou pour une imposition au titre de l’impôt sur le revenu.


S’il opte pour la méthode PFU, il sera imposé au taux de 30%. Ce taux est composé de deux autres impositions:

  • L’impôt sur le revenu (12.8%)
  • Les cotisations sociales (17.2%)


Notes : en 2018, l’acompte de 12.8 % est prélevé sur l’année N de sa distribution, mais sera déduite de l’impôt dû sur la déclaration de l’année N+1. Toutefois si en N-2 les revenus du foyer fiscal étaient inférieurs à 50 000€ pour une personne seule ou 75 000€ pour un couple soumis à une imposition commune, une demande peut être faite pour être dispensé de verser l’acompte de 12.8%.


Evidemment, le dirigeant peut aussi décider de voir les dividendes perçus imposées aux titres de l’impôt sur le revenu. Dans ce cas le processus est moins automatisé.


Dans un premier temps, le dirigeant déclare les dividendes perçus et effectue un abattement de 40%.


Les 60% de montant restant contiennent des frais déductibles qui peuvent être calculés soit selon un modèle forfaitaire ou selon un modèle réel.


Le montant obtenu sera intégré aux autres montant du foyer fiscal ; et le tout sera soumis au barème progressif de l’imposition sur le revenu.


Résultats des courses, le choix du mode de rémunération de l’entrepreneur dépend de ses intérêts personnels. Un salaire offre plus de régularité et certains avantages, notamment, concernant la sécurité sociale, qui ne sont pas négligeable ; mais tous les profils ne vont pas être intéressé par ce mode de rémunération car il a pour principal désavantage d’alourdir le travail administratif dans l’entreprise. En revanche les dividendes n’offrent certes pas de droit particulier au regard de la sécurité sociale, en revanche les charges à déduire des dividendes sont inférieures à ceux qui existent pour les salaires.

 

 

  

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