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Avec business plan VS Sans business plan

Publie le 25 Mars 2015 14:46

Faut-il vraiment avoir un business plan pour créer son entreprise? Que risque celui qui s'aventure à entreprendre sans ce document? Quels avantages aura celui qui prend le temps de rédiger ce document? Voici les histoires de deux amis qui ont pris des chemins différents. 

pas de plan d'affaires et alors?

Un même rêve avec des projets différents

Willy était un jeune homme curieux qui rêvait d’entreprendre. Son ami Sam aimait les défis et les aventures. Son principe de vie consistait à aller jusqu'au bout des choses.

Au départ, Will et Sam voulaient s'associer et créer leur propre entreprise. Mais après quelques jours de discussions, ils se rendirent compte qu'ils avaient des projets différents. Ils prirent alors la décision de se lancer dans l'aventure de l'entrepreneuriat en empruntant des chemins différents.

Will voulait se lancer dans le secteur de restauration en créant son propre restaurant. Sam quant à lui rêvait de vendre des vêtements. Cette différence ne se limitait pas seulement aux profils de leurs projets. Même leurs façons de procéder les opposaient.

Deux façons de faire qui s'opposent

Quelques jours avant son lancement, Will avait été séduit par le concept du foodtruck. A cette époque, le foodtruck venait de conquérir la France. Les médias avaient chanté les avantages du concept. Will a succombé à cette opération médiatique de séduction.  

Will conclut qu'il venait de trouver une niche. Dans ses réflexions, Will était convaincu qu'il fallait agir vite et profiter de cette occasion. Pour lui, le secteur des foodtrucks n'était pas encore connu d'où la nécessité de se lancer le plus vite possible avant qu'il n'y ait des concurrents.

De son côté, Sam avait pris pour habitude de networker ce qui lui avait donné l'occasion de discuter avec un assez grand nombre d'entrepreneurs. Ils les avaient écoutés parler de leurs échecs, des clés de leurs succès. Il s'était entretenu avec certains investisseurs qui lui ont dit ce qu'ils regardaient dans les dossiers des demandeurs de fonds.

Ça passe ou ça casse : avec ou sans business plan

Pendant que San était occupé à chercher des informations auprès des personnes qu'il jugeait plus expérimentés, Will avait déjà terminé son principal investissement : il avait pu négocier l'achat d'un camion foodtruck d'occasion.

Will enchainait rendez-vous sur rendez-vous :

  • Inscription au centre de formation des entreprises (CFE),
  • Demande d'immatriculation à la chambre des métiers et de l'artisanat
  • Rendez chez un comptable pour choisir son statut juridique

N'ayant pas de connaissances dans la restauration, Will s'était dit qu'il serait sage de s'inscrire à des formations rapides pour le préparer à son nouveau métier. Pour cela, il s'inscrit à une formation rapide de street food et à une autre formation sur les conditions sanitaires d'un foodtruck.

A sa première grande surprise, il apprit qu'il n'aura pas le droit de s'installer là où il veut avec sa camionnette. Mais rien ne pouvait l'arrêter. Il entreprit des demandes d'autorisations auprès des municipalités pour des places publiques et aussi auprès des directions d'entreprises pour des places privées d'entreprises (comme les parkings d'entreprises)

Contraiment à Will, Sam lui avait moins avancé, mais il faisait petit à petit son chemin. En effet, comme il avait décidé de commencer par rédiger un business plan, il lui a fallu plus de temps avant d'être prêt au lancement.

Il avait commencé à se demander quelle sera la taille de son marché : local ou national? Lors d'une des nombreuses conférences auxquelles il avait assisté, il avait entendu parler de l'importance de l'étude du marché avant le lancement. C'est alors qu'il avait décidé de chercher des informations sur le marché qu'il visait :

  • Est-ce que le marché connait une pénurie ou un excès d'offre?
  • Comment se démarquer des autres concurrents directs ou indirects présents sur le marché?
  • Grâce à des réunions auxquelles il participait, Sam avait pu se faire un bon carnet d'adresses dans le milieu des entrepreneurs. Il avait réussi à avoir quelques entrepreneurs auprès de qui il allait de temps en temps faire le point sur l'avancement de la rédaction de son business plan.

Au cours du temps, Sam maitrisait son projet. Il avait de plus en plus d'informations sur son marché :

  • Il connaissait les différents types de clients auxquels il allait s'adresser
  • Il connaissait les divers segments qui composaient son marché
  • Il avait terminé d'identifier les besoins des clients et s'était fixé des objectifs prioritaires,
  • Il avait déjà estimé les frais de marketing à prévoir
  • Il connaisait son besoin de financement global
  • Il avait aussi pris sa décision sur la forme juridique de sa société
  • Il avait déjà trouvé une solution au problème de décalage entre l'encaissement des clients et le paiement des fournisseurs

Le lancement

Au lancement, Will n'était pas en mesure de dire que son produit répondait à une attente de la clientèle. Ses débuts furent un enfer. Les clients ne se bousculaient pas pour acheter ses produits. Pendant un moment, il pensa que c'était dû à son emplacement qui n'était pas optimal. Mais, plus tard, il réalisa que c'était un problème de produit qui ne correspondait pas aux attentes de la clientèle. 

Il n'avait pas non plus pensé à la stratégie de communication à mettre en place. Il a dû improviser la création d'un site, en demandant un prêt bancaire qui lui fut refusé et dû emprunter du coup auprès d'amis.

Pour Sam, les choses se présentaient autrement. Avec son business plan à la main, Sam entama la phase de la création avec assurance, car il avait eu la certitude que la marché existait. Le business plan lui permettait d'identifier tous les risques possibles et de prendre des décisions rapidement. 

Conclusion

Certains pensent que le business plan est capital lorsqu'on envisage de créer une entreprise. D'autres au contraire pensent que le business plan n'est pas nécessaire.

L'objectif ici n'est pas de donner raison à ceux-là ou à ceux-ci. Dans notre cas de figure, Will a eu raison dans un premier temps de se lancer sans faire de business plan car cela lui a permis d'avancer vite et d'avoir des retours clients concrets. Certes, il a eu des problèmes de trésorerie et de clientèle mais, il a su s'adapter par la suite et a finalement décidé au bout d'un an de rédiger un business plan.

Quant à Sam, il a attend de terminer son business plan pour connaitre les opportunités de son projet. Pour ce faire, il est passé par un bureau spécialisé pour faire une étude de marché. Ce qui lui a couté 9 mois et de l'argent. Pendant ce temps, de nouveaux concurrents avaient déjà commencé à s'implanter sur le marché et à se faire une réputation.

L'intention ici est de rappeler qu'il faut décider de rédiger un business plan ou non en tenant en compte des risques que vous prenez. Certains entreprneurs rédigent leurs business plan lorsqu'ils envisagent de faire une levée de fonds. Lorsque vous êtes en cherche de financement, il est certain que les investisseurs vous demanderont votre business plan. Ils ont besoin d'avoir quelque chose de concret pour évaluer votre projet.

Dans certains cas, il vaut mieux se lancer rapidement ans business plan plutôt que de perdre du temps à rédiger un business plan. Le business plan intervient alors dans un second temps.

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