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Partie financière du business plan: Les 5 points fondamentaux

Cette partie du business plan permettra à un financeur de se faire une idée de l'attractivité de votre entreprise sur le plan financier: son objectif principal est donc de convaincre le lecteur de la viabilité et de la rentabilité de votre projet. Pour cela, il faut avoir clairement identifié les besoins financiers et la création de valeur apportée du projet, tout en soulignant sa pérennité. Ces facteurs permettent de vous projeter financièrement dans les mois et années à venir, et aident les banquiers ou les investisseurs à déterminer s’ils investiront ou non dans votre entreprise. Cette partie donne également une image du porteur de projet, traduisant sa maîtrise des chiffres et sa crédibilité.

Partie financière business plan

À travers cet article, vous retrouverez 5 points essentiels à retenir lors de l’élaboration de la partie financière de votre business plan.

1) 5 grands tableaux financiers

La majorité des business plan ont en commun la présence de 5 tableaux dans leur partie financière, essentiels aux yeux des investisseurs pour la compréhension de votre projet:

  • Compte de résultat prévisionnel: Il reflète l’activité économique de l’entreprise sur l’exercice comptable. Il reprend l’ensemble des produits et des charges, et permet d’exprimer un résultat, positif ou négatif.
  • Bilan prévisionnel: Il donne une « photographie » du patrimoine de l’entreprise à l’instant « t ».
  • Plan de financement prévisionnel: Il permet de comparer les besoins de l’entreprise avec ses ressources, pour s’assurer que le projet possède bien un équilibre financier.
  • Tableau de flux de trésorerie: Il permet d’analyser les entrées et sorties réelles d’argent mensuelles pour déterminer sa trésorerie nette.
  • Soldes intermédiaires de gestion: Ils permettent d'analyser comment le résultat final de l’entreprise est obtenu, grâce à plusieurs indicateurs clés tels que la marge et l’EBE.

Ces tableaux vont permettre de déterminer les investissements nécessaires au fonctionnement de l’entreprise, les dépenses et recettes prévues, tout comme les résultats finaux. Pour être mené à bien, ce travail nécessite une très grande rigueur du porteur de projet.

2) S’adapter au lecteur

Chacun des tableaux cités ci-dessus doit être adapté en fonction du lecteur. En effet, si le document est adressé à un investisseur, les données présentées seront différentes des données exposées à un banquier. Pour l’obtention d’un prêt, la capacité de remboursement de l’entrepreneur sera mise en avant, tandis que si le porteur de projet souhaite effectuer une levée de fonds, il devra insister sur les notions de dividendes, de plus-value, et de rentabilité.

Il faut créer une réelle cohérence entre les données exposées et le lecteur pour que les chiffres soient les plus compréhensibles possibles pour tous les acteurs. Il ne faut tout de même pas oublier que la partie financière doit rester totalement « lisible »: Même une personne étrangère au domaine de la finance ou de la comptabilité doit pouvoir être en mesure de comprendre vos données. Il faut donc rester simple, et ne pas démultiplier les hypothèses qui pourraient nuire à la compréhension de votre projet.

3) Être réaliste et honnête

Lors de la construction de la partie financière du business plan, le porteur de projet peut être tenté de gonfler ses chiffres, ses résultats, en pensant qu’un lecteur sera ravi d’observer une forte croissance, rentabilité dès la 1ère année. Or, des chiffres maquillés auront vraisemblablement l’effet inverse. Les investisseurs ou banquiers ne sont pas dupes et ils n’auront pas confiance en vous ni en votre projet le cas échéant. Il faut partir du principe que tous les chiffres affichés sur la partie financière du business plan sont une simple traduction numérique de votre dossier « rédactionnel » (étude de marché, concept, parties prenantes). Ils ne peuvent en aucun cas être rehaussés pour gagner en crédibilité. Il ne faut donc pas oublier que cette partie n’est pas une partie déconnectée du reste du business plan. Le plan d’actions doit être le même dans la partie financière et la partie stratégique.

Si lors de l’élaboration de votre prévisionnel les dépenses sont supérieures aux entrées, n’augmentez pas les ventes pour combler cet écart, mais profitez-en pour vous re-questionner, revoir votre business model, ou le projet dans son ensemble. Sachez que tout bon business plan passe par de nombreux remodelages et réitérations, et qu’il est normal de changer des données en cours de route.

4) Exposer la rentabilité du projet

La rentabilité étant l’objectif principal d’un grand nombre d’entreprise, vous devrez l’exposer dans la partie financière de votre business plan. Le compte d’exploitation prévisionnel (bilan + compte de résultat) permet d’apporter de nombreuses réponses concernant la rentabilité, en mettant en parallèle les revenus attendus et dépenses à prévoir. Mais la rentabilité peut être estimée grâce à plusieurs indicateurs :

A) Retour sur investissements (ROI):

Il permet d’évaluer le montant d’argent gagné ou perdu par rapport à la somme investie initialement. Le ROI peut également être appelé taux de rendement, taux de profit.
 Prenons l’exemple d’un investissement de 1 000€, rapportant 100€ d’intérêts. Le retour sur investissement sera donc de 100 / 1000, soit 10%.

B) La rentabilité des capitaux employés (ROE):

Ratio permettant de mesurer comment l’argent investi par des actionnaires est dépensé par l’entreprise. Elle s’obtient en comparant le résultat net perçu par les investisseurs aux fonds qu’ils ont injecté.

Rentabilité des capitaux propres = Résultat net / Capitaux propres

C) Valeur actualisée nette (VAN):

Elle mesure la création de valeur apportée par le projet: Elle permet donc de percevoir si un projet est rentable ou non. Pour la calculer, il faut comparer les  gains d’un projet par rapport à son investissement initial. Sa formule de calcul sera:

VANn = CF1(1+i)-1 + CF2(1+i)-2 + … + CFn(1+i)-n - Investissement initial

  • VANn = Valeur actualisée nette d’un projet de n années
  • CFn = Les gains (ou le cashflow) de la nème année
  • i = Taux d’actualisation (Ce taux permet d’actualiser les gains d’une année sur l’autre, en tenant compte de l’inflation et des risques spécifiques du projet, et également des taux d’intérêt si notre investissement initial est emprunté).
  • Si le résultat final est > 0, le projet rapporte plus que ce qu’il coûte, et il est donc rentable.
  • Si le résultat final est < 0, le projet coûte plus que ce qu’il rapporte, et donc n’est pas rentable.

Prenons l’exemple d’un projet qui nécessite un investissement de 10 000€. Selon nos estimations, le projet nous fera gagner 4000€ la 1ère année, 5000€ la 2ème année, et 3000€ la 3ème année.  Le taux d’actualisation est ici de 10%. 
Nous avons donc:

  • 4000 (1,1)-1 + 5000 (1,1)-2 + 3000 (1,1)-3 - 10 000 = 22,539
  • La VAN est > 0, le projet est donc rentable.

D) Le taux de rentabilité interne (TRI):

Ce ratio est un outil de « décision à l’investissement », il permet d’évaluer la rentabilité d’un projet en comparaison à d’autres placements financiers. C’est le taux d’actualisation pour lequel la valeur actualisée nette est égale à 0. Le TRI doit donc être supérieur aux taux d’actualisation de la valeur actualisée nette pour qu’un projet d’investissement soit retenu.

5) Présenter un plan détaillé

De nos jours, la majorité des plans financiers sont construits sur une période de 3 à 5 ans. Il n’y a pas de véritable « règle » concernant le laps de temps du prévisionnel, mais nous préconisons une timeline de 3 ans, la plus détaillée possible. Par « détaillée », nous entendons un plan financier détaillé mois par mois, avec un récapitulatif annuel pour permettre au lecteur d’avoir une vision d’ensemble sur les projections, mais surtout pour vous apporter un plan d’action des plus précis. Cette projection « mois par mois » pourrait s’articuler de la sorte: « Embauche d’un salarié au mois de Juin, puis d’un second salarié au mois de Novembre suite à la validation de l’objectif X» ou bien « Achat de X€ de matériel en Juillet suite à l’atteinte de l’objectif Y ».

En plus d’être bénéfique pour vous, cet exercice difficile permettra de montrer votre sérieux, votre organisation, et votre appétance pour les chiffres aux lecteurs de votre business plan.

Quel rôle pour la partie financière du business plan ?

Pour conclure, cette partie financière ne doit pas être considérée comme la partie la plus importante de votre business plan. En effet, il est difficile de prédire avec exactitude le développement de son entreprise, et votre prévisionnel financier ne sera jamais exact. Cette partie doit tout de même être réellement connectée aux autres parties (stratégie, étude de marché, parties prenantes, etc): C’est une réelle traduction numérique du projet, et elle ne peut en aucun cas être différente des parties « rédactionnelles » du business plan.

Cette partie vous aidera à prendre de meilleures décisions stratégiques et cela dès la création de votre entreprise, comprendre et faire comprendre les relations entre certaines variables de votre business plan, et surtout mesurer les risques de votre projet. De plus, elle joue un réel rôle d’intermédiaire avec les investisseurs, financiers, et beaucoup d’autres parties prenantes, grâce à l’utilisation d’un langage commun. Cette partie sera retravaillée au fil du temps, mais ne doit définitivement pas être négligée par le porteur de projet.

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