Ouvrir son bar: Bien choisir son concept en fonction de la demande

Publie le 31 Mai 2016 16:03

Rien de mieux qu'un entrepreneur ayant ouvert son bar pour donner des conseils pour se lancer dans cette activité. C'est le cas de Philippe Holvoet et Caroline Walker, qui ont créé en 2015 Le 153, bar à cocktails & bar à manger. Il est composé de 3 étages au coeur de Paris près du Centre Pompidou, avec une spécialité de cocktails création, mais aussi bar à vin avec petite restauration, et activités événementielles : expositions temporaires, conférences, ateliers, théâtre etc…

Elle nous raconte son histoire et les démarches effectuées pour lancer son bar et le pérénniser.

Logo ouverture de bar

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des complications pour implanter le bar

C’est une création, nous avons repris un showroom, ce qui implique des complications : difficultés administratives, travaux importants, apport de la Licence IV, modification du droit au bail, relations parfois difficiles avec les voisins, et clientèle à construire complètement. L’avantage est que nous avons eu un local de qualité moins cher que s’il était déjà le circuit CHR.


Un accompagnement pour le business plan


Oui, nous avons fait faire un business plan pour bar par un expert, pour 3 raisons : le professionnalisme, la crédibilité et la rapidité. Cela nous a aidé à nous poser les bonnes questions et se donner des objectifs concrets et réalistes


Le choix de vouloir attirer une nouvelle clientèle

Nous avons choisi notre implantation en fonction de l’adéquation entre la qualité du local que nous avons trouvé et l’emplacement permettant de faire venir les cibles visées. Oui, nous avons étudié notre zone de chalandise. L’enjeu a été de réussir à attirer une clientèle qui n’avait pas l’habitude de sortir dans ce quartier.


Être attentif à la demande des consommateurs pour choisir son concept


Nous avons choisi ce concept comme « fer de lance ». Le bar de mixologie est au premier étage du 153, piloté par des bartenders spécialistes des cocktails. L’ambiance y est cosy avec de grandes fenêtres, contrairement à beaucoup de bars à cocktails qui sont en cave ou avec une décoration très sombre. Nous avons choisi ce concept car on observe depuis quelques années une augmentation de la demande sur de nouvelles expériences, la découverte de nouvelles saveurs, dans la nourriture comme dans la boisson, avec un accent très fort sur des produits de qualité.


Le 153 est plus qu’un bar à cocktails, c’est un lieu de vie avec des animations culturelles. Nous avons aussi un bar au rez-de-chaussée avec une belle carte de vins, et de la bière. L’ambiance est différente de celle du premier avec une décoration plus industrielle. Nous avons une cave voûtée avec un bar éphémère, qui sert aux activités culturelles et aux privatisations.
Nous vendons ce concept en faisant beaucoup de partenariats notamment avec des agences événementielles ou entreprises spécialisées dans le team building. Il faut vraiment réfléchir sur ses cibles, et ensuite sur les moyens de vendre son produit à ces clientèles visées.


Une volonté de ne pas se précipiter


Nous avons moins d’un an d’ouverture, nous commençons avec des horaires restreints, en ouvrant uniquement le soir et sur demande pour des privatisations en journée. Nous avons 6 salariés, dont 2 en contrat d’alternance, plus 2 associés actifs et quelques extras selon l’affluence.
Nous allons prendre le temps de grandir, et cela nous a été utile de commencer doucement pour maîtriser les charges.


Une communication ciblée


Pour nous, bien communiquer est essentiel pour se faire connaître, et rappeler aux clients que nous existons. En fonction des cibles, et selon les périodes, nous communiquons via la presse papier et one line, sur les réseaux sociaux, avec les établissements touristiques, et avec des emailing ciblés sur les entreprises.


L'importance de garder de la trésorerie pour répondre aux aléas


Nous avons fait une erreur en surestimant un poste de recette, la privatisation. Attention de ne pas être trop optimiste, cela peut être dommageable, surtout lorsqu’il y a un gros prêt et d’importantes charges.
Attention dans tout ce qui est prévisionnel, même avec l’aide d’experts, il est possible de se tromper et il y aura toujours des aléas. Un conseil, garder de la trésorerie pour les premières années d’exploitation.


Un mot de la fin? Un dernier conseil aux entrepreneurs ?


Foncez, c’est une formidable aventure, mais avec les yeux bien ouverts !

Pour aller plus loin, lisez notre dossier sur l'ouverture de bar

 

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