Quand faire un business plan est une perte de temps..

Publie le 09 Septembre 2015 15:45

Férue de rencontres et très sensible à l’innovation numérique, Fanny GARRET a lancé sa première entreprise à l’âge de 22 ans, pendant ses études à Telecom Ecole de Management.
« Après une rapide expérience en cabinet d’expertise comptable, j’ai tout de suite décidé de devenir entrepreneur pour pouvoir « rêver, créer, oser » avec une équipe extrêmement motivée ! » dit-elle.

Vinoga, jeu de constitution d'un vignoble sur facebook

Quel est son projet ?

Vinoga est le jeu Facebook pour découvrir le vin et le déguster. A vous de gérer votre vignoble, découvrir des cépages, les planter, les vinifier et faire de votre domaine la plus grande exploitation familiale. Le plus de Vinoga : vous pouvez commander les vins qui correspondent à vos choix virtuels, grâce à nos vignerons partenaires.

Rédiger un Business Plan : ce n’est pas la même chose pour une entreprise qui lève des fonds que pour une entreprise qui ne lève pas de fonds !

MA première et principale erreur a été sûrement de vouloir faire un business plan trop parfait dès le début au lieu de tester rapidement notre concept. Un business plan idéal peut être utile s’il est nécessaire de lever beaucoup d’argent dès le début. Dans notre cas, nous devions avant tout montrer une attractivité importante pour notre service et prouver le business model. 
Selon moi, si vous avez un business qui nécessite beaucoup d’investissements (matériels ou de R&D), faites un business plan en béton et trouvez l’argent nécessaire pour débuter vos actions. Si vous avez un business dans le numérique (BtoC ou BtoB) où il vous est possible de rencontrer vos clients de suite, allez-y, testez votre idée et réalisez votre premier chiffre d’affaires. Il vous sera beaucoup plus simple après de rédiger votre business plan et de convaincre des investisseurs.

Quelle fut la conséquence de cette erreur ?

La principale conséquence a été que nous avons perdu un peu de temps au  lancement. Nous avons passé du temps (certes bénéfique) à travailler notre business plan, à pitcher devant des jurys, des investisseurs avant même d’en discuter avec nos clients potentiels.

Comment rattraper son erreur ?

Presque toute erreur est rattrapable.  L’essentiel est de les anticiper au maximum, de les analyser et de les maîtriser le plus rapidement possible. Dans ce cas, elle était facilement rattrapable. Nous avons de suite décidé d’aller à la rencontre de nos clients et renforcer les points du business plan qui pouvait bloquer. Et une fois que nous connaissions parfaitement notre marché, les attentes de nos clients et ce qu’on pouvait leur proposer pour répondre à ses attentes, la rédaction du business plan n’a jamais été aussi simple. Il suffisait juste d’avoir un peu de méthodologie et de sortir sa plus belle plume !

Faire des erreurs : le parcours de l’entrepreneur.

Faire des erreurs, c’est la vie quotidienne de tout entrepreneur, car on teste, on innove et on prend des décisions stratégiques, parfois un peu osées. L’essentiel est de les maîtriser et prendre du recul sur chaque erreur. Quand on crée une entreprise, nous recevons pleins de conseils, parfois contradictoires et c’est à nous, entrepreneurs de faire le tri. Parfois, nous écoutons les bons, parfois les moins adaptés à notre projet. Mais nous nous adaptons et allons de l’avant. Nos coachs, incubateurs et des sites spécialisés, comme my-business-plan nous ont soutenus et aidés. Avec un peu de recul, avoir fait un business plan nous a sûrement aidé tout de même à clarifier nos idées, notre concept et notre stratégie. Mais à coupler absolument avec les attentes du marché ! Quand on le vit, on comprend mieux la citation du Dr. Ammon-Wexler : « Les échecs servent à tester des idées. Il n’y a pas de créativité sans échec. » !

Apprendre de ses erreurs pour aller plus loin.

Pour la suite de mon parcours entrepreneurial, je n’hésiterai plus à changer de business model, de cibles ou de produits. L’essentiel est de sortir un produit rapidement, qui est rentable le plus rapidement possible. D’ailleurs, toute l’équipe apprend avec moi : « Il n’existe pas de super héros, il n’existe que de supers équipes. », comme le dit mon associé.
Vinoga a aujourd’hui atteint plus de 25 000 joueurs, et des chiffres très prometteurs sur son utilisation. 2015 sera le millésime de la croissance, donc beaucoup de projets sont à venir ! Et pour cause : lancement de Vinoga à l’international, levée de fonds en cours via la plateforme Happy Capital, de nouveaux partenaires de croissance et des améliorations continuent du jeu !

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