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Faut-il se lancer en autoentrepreneur ou en structure ?

Publie le 29 Juin 2017 12:25

 

Au moment de lancer seul une activité professionnelle, il est essentiel de se poser les bonnes questions pour savoir lequel du statut d’autoentrepreneur ou de celui de société unipersonnelle (EURL ou SASU par exemple) est le plus adapté. Voilà quelques clés pour y parvenir.

D’un point de vue administratif


C’est dans ce domaine que le statut d’autoentrepreneur présente le plus d’avantages, puisque sa principale caractéristique est de ne nécessiter qu’une simple déclaration d’activité au centre de formalité des entreprises (CFE) à son lancement.
A l’inverse, la création d’une EURL, en tant que société au même titre qu’une SAS ou une SARL par exemple, nécessite des démarches plus lourdes : immatriculation auprès du Registre du Commerce et des Sociétés (RCS), rédaction des statuts, dépôt du capital social. Ces démarches mènent à l’obtention d’un numéro SIRET, un code APE et un numéro de TVA intracommunautaire, là où l’autoentrepreneur ne dispose que d’un numéro SIREN attribué suite à la déclaration d’activité.

administratif

Une fois le projet lancé, la simplicité prévaut toujours pour l’autoentrepreneur, qui n’a pas l’obligation de fournir un compte de résultat ou un bilan ; il doit simplement tenir un livre des recettes agrémenté des justificatifs pour chacune d’entre elles. Une EURL ou une SASU ont, quant à elles, l’obligation de tenir une comptabilité aux normes, ce qui inclut notamment un bilan et un compte de résultat annuels et la conservation des justificatifs pendant 10 ans.

En conclusion, l’autoentrepreneur bénéficie d’une simplicité administrative sans équivalent, qui permet le lancement rapide de l’activité, mais la société unipersonnelle possède un outil juridique qui permet un plus grand développement à long terme, notamment parce qu’elle laisse la possibilité de s’associer.


D’un point de vue financier


Déclarer une activité d’autoentrepreneur ne coûte rien, au contraire de la création d’une EURL ou d’une SASU. Pourquoi ? En tant que société, vous êtes contraints d’avoir un capital social, librement fixé, et de déposer les statuts, une opération qui peut s’avérer coûteuse. Néanmoins, vous gagnez en crédibilité vis-à-vis de vos interlocuteurs. Une fois l’activité lancée, la tenue de la comptabilité peut aussi s’avérer coûteuse si vous ne la faites pas vous-même.

Fiscalement, en tant qu’EURL ou SASU, vous êtes imposés sur vos bénéfices, que vous choisissez de soumettre à l’impôt sur les sociétés ou sur le revenu. En conséquence, vous pourrez déduire vos charges de votre base imposable, avantage non négligeable si votre activité induit des investissements annexes. A l'inverse, comme l’autoentrepreneur n’a pas à appliquer ni ne peut pas récupérer la TVA, ce qui permet l'application de tarifs plus avantageux mais des achats plus coûteux, ce statut est préférable si vous exercez une activité recquiérant peu d’investissements annexes.

fiscalité

L’autoentrepreneur doit de son côté déclarer son chiffre d’affaire, sur lequel il est imposé. Il est soumis à l’impôt sur le revenu mais peut choisir entre régime de la micro-entreprise, avec barème progressif, ou le régime microsocial, avec prélèvement libératoire. Ce choix n’est pas évident et varie fortement selon le type d’activité exercée et le taux d’imposition correspondant. Mais une des principales contraintes du régime d’autoentrepreneur est le seuil que le chiffre d’affaire ne peut dépasser: 82 800€ pour les activités de commerce et de logement, 33 100€ pour les prestations de service.

En conclusion, le statut d'autoentrepreneur vous fait gagner en simplicité, en temps et en argent, mais le statut de société unipersonnelle vous fait gagner en crédibilité et est plus intéressant fiscalement si votre activité nécessite des achats extérieurs importants.


D’un point de vue social


Le régime social varie entre le statut d’autoentrepreneur et le statut de société unipersonnelle, et au sein même de ce dernier. En effet, dans une EURL, les cotisations sont payées au RSI (régime social des indépendants), tandis qu’au sein d’une SASU, vous êtes affilié au régime de la sécurité sociale. Pour l’autoentrepreneur, la règle est le régime micro social simplifié, dont l’avantage est là aussi la simplicité et la flexibilité.


Qu’impliquent ces différents statuts ? Dans une SASU, sans rémunération, pas de couverture sociale, ce qui peut s’avérer problématique. Si vous choisissez le régime d’une EURL, vous paierez vos cotisations sur l’ensemble de vos revenus professionnels, ce qui peut dans certains cas s’avérer coûteux.  Dans le cas de l'autoentrepreneur vous ne payez pas de charges sociales si vous ne faites pas de chiffre d’affaire. Tout dépend donc de l’activité exercée, notamment sa temporalité, et de vos potentiels revenus annexes.


Conclusion


Le statut d'autoentrepreneur est le statut idéal pour une personne souhaitant exercer ponctuellement une activité ne nécessitant pas d’investissements importants, et qui n'est a priori pas amenée à se développer de manière spectaculaire. Cette personne pourra se lancer rapidement sans contrainte ni coût, et abandonner tout aussi facilement.
Privilégiez plutôt la création d’une société unipersonnelle comme l’EURL ou la SASU si vous avez l’ambition de faire grandir votre activité, au point d’y investir de l’argent car c’est une solution plus coûteuse, et au point de laisser ouverte la possibilité de vous associer. En effet, vous disposerez d’un meilleur outil juridique, d’une plus grande crédibilité et, précision importante si vous rencontrez le succès et ses dangers concomittants, votre responsabilité est limitée à la hauteur de vos apports.

 

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