Ouvrir son bar: Oubliez le projet si vous n'avez pas de business plan

Publie le 23 Juin 2016 11:29

Ouvrir son bar nécessite une grande rigueur sur la rédaction du business plan. Celui-ci constitue la ligne directrice dans la gestion de son bar mais il permet aussi d'obtenir des fonds. Cela a été le cas notamment d'Alexandre Auberton, fondateur de Wicked Bar, spécialisé dans les cocktails tout en proposant également des cours et des shows de pole dance.

Il a bien voulu répondre à nos quelques questions et nous raconter l'expérience du lancement de Wicked Bar, accompagnée de conseils ainsi que des erreurs qu'il a pu commettre.

bar pole dance

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un Business plan pour soi-même et pour un prêt


J’ai rédigé un business plan dans un premier temps pour vérifier la faisabilité de mon projet et dans un second temps pour convaincre une banque de me prêter l’argent nécessaire à la réalisation de celui-ci. Je n’ai pas fait appel à des experts mais à des professionnels de la branche hôtellerie-restauration et autres chefs d’entreprises. Sans business plan pas de prêt, sans prêt pas de projet.


Une implantation au coeur de Paris pour être accessible


J’ai choisi mon implantation pour être le plus accessible possible à l’ensemble des franciliens. En effet, la clientèle pole dance est encore peu nombreuse, je ne pouvais donc pas me passer d’une partie d’entre elle pour cause de transport.


Un concept qui répond à une demande croissante


Le cocktail tout comme la pole dance est en plein essor sur Paris actuellement, je voulais donc faire d’une pierre deux coups en choisissant ces thèmes. Je vends le cocktail comme un produit raffiné, une façon de mieux consommer. Je m’adresse à une clientèle soucieuse de la qualité. La pole dance comme un nouveau sport à part entière, décomplexé et loin des clichés l’assimilant nécessairement au strip-tease.


Un recrutement en fonction des besoins


Je fais moi-même l’ouverture et la fermeture. Mes salariés travaillent pendant les heures d’affluence. J’ai un salarié en temps partiel en CDI et j’emploie des autoentrepreneurs à la soirée pour tout ce qui est danse. Il est important de ne pas trop embaucher au lancement et d’ajuster en fonction des besoins par la suite. Cela sous-entend d’être capable d’encaisser une grosse dose de travail soi-même.

 

Wicked bar

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une communication simple et rentable

Je communique sur Facebook et Instagram. Ce sont deux façons simples et rentables de communiquer.


Un ticket moyen inférieur aux prévisions


J’ai mal évalué  le ticket moyen de ma clientèle (jeune et sportive>>peu de consommation et forte proportion de sans-alcool).  Le choix de l’emplacement et la clientèle sont des sources d’erreurs importantes dans un business plan.


Un mot de la fin? Un dernier conseil aux entrepreneurs ?


Lancer son activité uniquement quand tous les paramètres (local, communication, personnel, fournisseurs) sont fin prêts. Ne pas se précipiter.

 

 

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