Que pensent les investisseurs de la valorisation ?

Publie le 22 Octobre 2014 15:37

La valorisation d'entreprise est le point de départ des négociations entre investisseurs et entrepreneurs lors d'une levée de fonds. Mais quelle place a vraiment la valorisation d'entreprise pendant les rendez-vous ? Quelles techniques sont utilisées par les investisseurs pour valoriser une entreprise ? Le fonds d'investissement ISAI répond à vos questions !

ISAI fonds d'investissement

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ISAI est une société de gestion (agréée AMF) qui a été fondée par des entrepreneurs du secteur internet et qui investit, au travers d’un fonds de « capital-risque/post-amorçage » et d’un fonds de « capital développement/LBO » dans le secteur internet. ISAI a 85M€ sous gestion qui ont été souscrits par une centaine d’entrepreneurs et par quelques institutionnels et/ou « corporates ».

Nous pensons "valorisation" des le premier rendez-vous

Implicitement du moins,  car le montant que l’entrepreneur veut lever est, en général, corrélé à la valorisation qu’il attend et la dilution qu’il est prêt à accepter. De façon explicite, nous n’en parlons que lorsque nous avons vraiment envie d’investir avant d’émettre un « term-sheet ».

Avoir fait une valorisation avant le premier rendez-vous n'est pas forcément utile

Tout dépend de la maturité de la société. Concernant les jeunes entreprises, l’exercice de valorisation est très artificiel et n’est absolument pas nécessaire. Une bonne partie de la valorisation est en réalité du « goodwill » fondé sur l’appréciation par l’investisseur du potentiel de l’entreprise.

La place de la valorisation dans les négociations avec l’entrepreneur

C’est un sujet qui est finalement traité assez rapidement. On trouve un accord rapide ou pas. Les termes de l’association décrits dans le Pacte d’actionnaires nécessitent plus d’échanges  et peuvent faire l’objet de discussions plus longues.

Nous utilisons les méthodes classiques de valorisation d'entreprise

Pour notre activité de « capital développement/LBO », nous utilisons les méthodes classiques (principalement DCF et comparables). Pour notre activité de « capital risque » , nous estimons le montant du capital nécessaire lors de tours de table ultérieurs et raisonnons en multiple sur notre investissement initial et notre participation « pro-rata » aux tours de table successifs. La méthode est grossière mais il n’y en a pas de meilleure à notre connaissance.

Le rôle et l’impact du Business Plan

Dans une société « mature », le Business Plan et sa sensibilité en termes de croissance/rentabilité vont être étudiés et challengés précisément. Pour une jeune société, le Business Plan est plus une illustration de l’ambition des entrepreneurs et une démonstration de leur maîtrise et réalisme en anticipation des étapes suivantes de développement.

La crainte des entrepreneurs concernant la valorisation

Les entrepreneurs sont parfois obsédés par la dilution mais cette crainte est un peu irrationnelle. Si on a besoin de capital pour créer beaucoup de valeur, il faut accepter cette dilution (« mieux vaut avoir 10% d’un milliard que 100% d’un million »). Si le schéma de création de valeur financée par du capital n’est pas clair, il vaut mieux ne pas ouvrir son capital !

Entrepreneur et investisseur doivent partager la même vision

Un investisseur en capital est un associé avec qui l’entrepreneur va interagir pendant plusieurs années. Avant de signer, il faut absolument vérifier que l’on a envie humainement de travailler ensemble et que l’on partage la même vision sur l’ambition et le développement de l’entreprise.

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