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Conseils d'entrepreneur : ouvrir son cabinet de sophrologie

Publie le 01 Février 2019 11:30

 Être praticien et entrepreneur, ce sont deux casquettes que les sophrologues qui souhaitent ouvrir leur cabinet doivent endosser. L'étude de marché, le business plan, la communication... sont autant d'étapes essentielles pour la réussite du projet ! Thierry Régnier, sophrologue, vous partage son expérience et vous donne quelques conseils pour mener votre projet à bien ! 

 

Thierry Régnier

Pouvez-vous vous présenter ainsi que votre parcours ? 

 

J’ai travaillé 13 ans dans l’univers du bijou, tout d’abord comme créateur, puis chef de projet pour le luxe à l’étranger. J’ai connu la trahison au travail, j’ai fait un burn-out et je me suis reconverti dans le bien-être pour être en phase avec mes valeurs profondes et diffuser dans mon pays de l’espoir, de la confiance en soi et un meilleur équilibre entre vie privée et professionnelle.

 

 

 

 

Quel a été le premier obstacle auquel vous vous êtes confronté lorsque vous avez voulu ouvrir votre cabinet de sophrologie ? 

 

Tout simplement que personne ne me connaissait ou ne pouvait me recommander. Le second est ma faible capacité de financement, ce qui m’empêche par exemple d’exercer en dehors de mon lieu d’habitation.

 

Avez-vous rédigé un business plan pour ouvrir votre cabinet ? Comment avez-vous procédé ?

 

 Absolument ! Tout d’abord le BP a été à l’ordre de mon projet de fin de formation de Sophrologue. J’ai en parallèle suivi le stage «5 Jours pour Entreprendre» dispensé par la CCI de l’Essonne qui m’a donné tous les outils pour réaliser le BP de manière exhaustive. Il a ensuite été contrôlé par mes formateurs ainsi que par ma conseillère en démarrage d’activité dans le cadre de mon accompagnement individuel.

 

Avez-vous réalisé une étude de marché ? Quels conseils avez-vous à donner pour une étude de marché efficace ? 

 

Oui ! J’avais seulement besoin d’analyser la concurrence dans un secteur géographique délimité. J’ai trouvé plusieurs données grâce à Google Maps et Les Pages Jaunes ainsi que les sites vitrines de chaque professionnel. J’ai croisé les données et je les ai interprétées. Cela m’a permis de voir ce qui se fait déjà, ce en quoi je suis différent et quel canal est libre (par exemple personne ne fait de vidéo de sophrologie). 

 

Avez-vous eu besoin de fonds ? Avez-vous eu recours à un emprunt ? 

 

Je n’ai aucun recours à l’emprunt dans mon secteur d’activité. J’adapte donc le développement de mon activité à ma capacité de financement. J’ai déjà échoué dans un premier business en 2008 lorsque j’exerçais comme créateur de bijoux. A l’époque je n’avais aucune notion de réalité objective. En gros, je pensais que les affaires fonctionnaient comme je l’imaginais. Je me suis pris un mur, ça m’a bien réveillé pour exercer en pleine conscience aujourd’hui :)

 

Comment se faire connaître auprès de la clientèle et se différencier des autres praticiens ? 

 

Pour se faire connaître, j’ai opté pour une stratégie de référencement renforcée, une demande d’avis positif sur Google Maps ou les Pages Jaunes auprès de mes patients, mais également la publication régulières d’articles sur différents canaux. Le bouche à oreille est long et il est aussi important de se faire connaître auprès des prescripteurs locaux (boulangeries, médecins, coiffeurs,...). J’ai aussi choisi d’investir sur Doctolib qui m’apporte de nouveaux clients tous les mois. Je suis à l’affût de ce qui me rapporte plutôt que de ce qui me coûte dans un premier temps. J’ai trouvé des locaux que je peux louer à l’heure à Paris et à Issy les Moulineaux me permettant de développer l’activité. Pour me différencier des praticiens, j’ai choisi de jouer sur ma personnalité puisque nous sommes tous singulier, alors autant jouer à fond sur ce en quoi je crois, tout en gardant un œil sur ce qui se fait. 

 

Suivez-vous l'évolution de vos ratios financiers ? Est-ce important pour vous ?

 

J’apprends à le faire. C’est une compétence que je développe, c’est très important car les chiffres reflètent l’étant de santé financière de l’entreprise. Pour ma part, mon grand cap est 2/3 d’entrées, 1/3 de sorties, c’est un ratio que l’on retrouve déjà dans l’économie du corps et qui fait qu’il dure et qu’il peut se développer.

 

Quels conseils donneriez-vous à de futurs sophrologues qui souhaitent se lancer ? 

 

Je leur conseille de prendre le temps d’étudier leur projet, de donner du sens à leur activité car c’est ce qui leur permettra de tenir bon dans les moments de doute, et surtout d’être accompagné dans le démarrage de leur activité ! J’ai intégré le programme «Entrepreneur #leader» de la CCI de l’Essonne où une conseillère en démarrage d’activité me suis à raison de 10 rendez-vous sur 3 ans. Même si les sophrologues ont les outils de pensée positive, tous n’ont pas fait leur travail psychologique et tous n’ont pas conscience qu’être à son compte n’est pas être salarié. C’est comme un sol que l’on sème, il faut l’entretenir, s’y investir entièrement sans notion de temps et faire parler de soi autour de soi, communiquer dans la joie pour faire des rencontres enrichissantes.

 

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