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Les points clés d'un business plan selon Patrick Hannedouche

Publie le 12 Février 2013 10:46

patrick hannedouche, business angel

Après une école de commerce, Patrick Hannedouche a acquis une bonne expérience dans la distribution alimentaire, l’export et la direction de PME. En 1990, après avoir appris chez les autres et à la recherche d’indépendance, il a créé Juste à Temps, un site de livraison de fournitures alimentaires au bureau considéré comme "le partenaire convivialité des entreprises". Fort de cette expérience et passionné d’entrepreneuriat, il est devenu investisseur et conseil dans des startups où il peut apporter sa vision, son expérience, son réseau et du capital. Il est par ailleurs administrateur de Paris Business Angels. En 2007, Patrick Hannedouche a lancé son blog Business Angel France pour aider les porteurs de projets de création d’entreprise et amplifier le mouvement des Business Angels en France. Il y pratique le parler-vrai qui le caractérise et il s'appuie sur son expérience. Il nous donne ici des conseils précieux en matière de business plan.

Un business plan faux mais qui m'a permis de contracter un prêt

Comme tous les business plans, les chiffres de mon business plan étaient erronés. Maintenant, je me suis toujours attaché à respecter le ratio recettes/dépenses et je conseille à tous les entrepreneurs d’être focus sur ce point. Sinon, ça me revient, mon business plan m’a permis d’obtenir très facilement un prêt bancaire. Oui, vous avez bien lu !

Le plus difficile pour un entrepreneur lors de la rédaction d'un business plan est probablement le fait de partir d’une feuille blanche et de manquer de vision. Maintenant, il y a des solutions pour y remédier, notamment celle de commencer par écrire un executive summary ou de faire appel à un conseil spécialisé dans la rédaction de business plan.

Concision et clarté sont les maîtres mots du business plan

Les clés d'un business plan réussi sont :
  • La présentation : mettez-vous à la place d’un investisseur qui étudie plusieurs centaines de business plans par an et pensez à lui procurer un bon confort de lecture.
  • La clarté : comme le disait Boileau « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement."
  • La concision : pas besoin de 100 pages pour convaincre, bien au contraire.
  • Le dynamisme : c’est important qu’on perçoive votre niaque au travers de vos écrits.
  • Les scénarii : atténuez votre marge d’erreur en envisageant 2 à 3 hypothèses.
Je pense que la plupart des investisseurs font comme moi et ne lisent pas intégralement les business plan. Maintenant, le business plan, à l’image du CV pour le recrutement, est tellement rentré dans les pratiques de la levée de fonds que c’est un exercice incontournable. Dans ce document, un investisseur va surtout chercher à se rassurer. 
 

Le business plan doit rassurer votre banquier

Les banquiers ayant besoin d’être rassurés, faites comme moi quand j’ai créé Juste à temps et mouillez-vous en investissant vos deniers personnels. Concernant la différence entre un business plan destiné à un investisseur ou à un banquier, je suis un adepte de la simplicité. Comme c’est déjà un pensum de faire et refaire un business plan, quel est l’intérêt d’avoir autant de business plan que de cibles (banquier, investisseur…) ? J’ajoute que plus vous multipliez les business plan et donc les tableaux Excel qui les accompagnent et plus les erreurs de calcul seront fréquentes.
 

Mes conseils finaux sur le business plan

Sur les erreurs commises par les entrepreneurs quand ils font un business plan, j’en retiendrai trois :
  • Les prévisions démentielles accompagnées d’une valorisation en rapport. Dans le domaine de la création d’entreprise, l’ambition c’est bien, la mégalomanie c’est dangereux.
  • Les fautes d’orthographe : attention, les seniors y sont très sensibles.
  • Les erreurs dans les tableaux Excel déjà évoquées.
Je vous donnerai donc trois conseils :  
  • Faites-vous aider par un professionnel (expert-comptable, incubateur…).
  • Moins c’est long, plus c’est bon.
  • Relisez et faites-le relire avant diffusion.
Mon mot de la fin: Challengez-moi, j’aime ça ! Avec tous mes vœux de succès ! 
 
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