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Le marché des escape games en France

 Si vous souhaitez lancer votre propre escape game, ces quelques chiffres vous seront bien utiles pour lancer votre enseigne afin de bien connaître le marché actuel en France. Une équipe de 3 ou 4 joueurs, dans un décor immersif et une heure pour sortir de cette pièce, voilà le concept de l’escape game, en vogue depuis quelques années. Votre mission si vous l’acceptez, créer votre propre boutique, trouver des scénarios originaux à proposer aux clients et survivre (plus de 60 minutes bien entendu) dans ce milieu hostile où la concurrence est féroce et de plus en plus nombreuse. Pour réussir votre aventure, nous mettons à votre disposition quelques informations qui vous seront bien utiles.

Ce qu'il faut savoir pour lancer son escape game!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

I. La taille de l’offre actuelle

A. LE NOMBRE D'ENSEIGNES

Le nombre d’escape games ne cesse de croître en France depuis 2013 et l’ouverture de la première room à Paris, ce qui souligne la lucrativité de ce modèle. Il y a quatre ans, il y avait à peine une centaine d’enseignes, mais aujourd’hui, il en existe plus de 700 dans 429 villes différentes. 62 nouvelles enseignes sont apparues depuis le début de l’année 2019.
La moitié est située en centre-ville, la capitale compte 42 boutiques, un tiers se trouve dans des zones d’activités commerciales et le reste est situé en zone rurale.
Pour se lancer dans cette expédition, il y a la possibilité d’ouvrir sous une franchise ou alors d’être à son compte. 27% des aventuriers ont choisi la franchise qui présente l’avantage de réduire les risques, de profiter de l’expertise de la première maison pour la création des rooms et des énigmes contre une contrepartie financière. Il y a quarante marques différentes de franchises en France.
Le marché est donc en croissance, mais il y a un risque de saturation, notamment dans les métropoles. Ce phénomène de concentration devrait développer le nombre de franchises dans les prochaines années et réduire donc le nombre d’enseignes indépendantes, car le marché arrive bientôt à maturité.

 

B. LE NOMBRE DE SALLES

Les rooms sont le cœur de cet Odyssée, ce sont elles qui attirent la clientèle, et notamment l’originalité des scénarios proposés. Il existe plus de 2 000 rooms en France, en moyenne les enseignes possèdent donc 3 rooms, et cela apparait comme une nécessité d’en avoir plusieurs.
En effet, ce jeu d’évasion n’est pas une activité comme les autres. Il est même très particulier, contrairement aux autres loisirs, le client ne va pas revenir dans la même room pour jouer le même scénario, puisqu’il connaîtra déjà les solutions aux énigmes, l’intérêt est alors très limité.
Il faut donc développer plusieurs missions, et avoir de préférence plusieurs rooms. De même, ces salles ont une durée de vie limitée, il est nécessaire de faire évoluer son offre, de la renouveler en proposant de nouvelles aventures, pour que le client en quête de sensation soit satisfait et revienne. Il faut réinvestir constamment dans l’élaboration de nouvelles enquêtes, énigmes et expéditions.

 

C. LE PRIX

Le développement et l’installation d’une room coûte entre 30 000 et 60 000 euros, selon l’utilisation du matériel pour la mission et le niveau du décor. La qualité de l’expérience du client est essentielle car le bouche à oreille est la principale source de prospection de nouveaux clients.
Quant aux clients, ils paieront entre 20 et 30 euros par personne en moyenne, ce tarif par personne est souvent dégressif et diminue avec l’augmentation de la taille de l’équipe. Néanmoins, certaines enseignes pratiquent des prix fixes par équipe ce qui fait un prix unitaire plus cher pour une petite équipe, mais à l’avantage de refléter le coût variable d’une session qui est sensiblement identique et ne varie pas ou peu selon le fait que l’équipe comporte une ou cinq personnes.
Le marché est très rentable, les coûts variables sont très faibles une fois l’installation réalisée, il faut surtout prévoir les besoins en personnels pour son activité. Les profits sont importants, ce qui explique la forte croissance de ces dernières années.

 

II. La fréquentation

A. DES CLIENTS VARIES

La clientèle de ce loisir est donc particulière. Mais quelle est-elle ? Qui sont ces joueurs à la recherche de sensation, prêts à s’enfermer pendant une heure pour ressentir cette adrénaline ? Le joueur type a entre 25 et 45 ans, il est citadin et vient avec deux ou trois proches pour vivre le grand frisson.
La clientèle tend cependant à se diversifier, nombreux sont ceux qui viennent en famille avec leurs enfants, l’offre s’est d’ailleurs adaptée, avec des scénarios spécialement conçus pour les plus petits.
Il y a également de plus en plus d’équipes d’entreprises qui viennent pour faire du team building. On voit même certaines entreprises utiliser l’escape game pour recruter leurs employés pour tester les aptitudes de leurs candidats dans des situations sous tension où le temps est limité.
Enfin, une partie du public de l’évasion vient du tourisme : de nombreuses agences et autres lieux culturels comme des musées développent des partenariats pour organiser des escape games et faire découvrir leur patrimoine.
Il faut donc bien réfléchir à la conception des salles, des ambiances, des énigmes et des scénarios et savoir précisément quel est le public visé pour chaque room, quelle est la cible. Il est préférable d’avoir une offre variée pour toucher un large panel de clients.

 

B. LA FLUCTUATION DE LA FREQUENTATION : HEURES PLEINES / HEURES CREUSES

Une des particularités de cette activité, comme la majorité des activités de loisir, est la fréquentation inégale selon les horaires et les jours de la semaine. Le soir, comme les weekends, la fréquentation est très forte on trouve surtout des groupes d’amis et des familles, et il faut par exemple s’y prendre plusieurs mois à l’avance pour réserver une session un samedi après-midi à Paris chez un grand nom du milieu.
Dans la journée en semaine, il y a beaucoup moins de monde, on voit parfois des séminaires d’entreprise. Une des solutions conseillées est de faire varier le prix selon les horaires et les jours de la semaine, en appliquant des tarifs avantageux pendant les heures creuses pour atteindre un taux d’occupation qui permettra de dépasser le seuil de rentabilité. En appliquant cette technique, il est possible d’atteindre un taux d’occupation annuel de plus de 80%, sachant qu’en général, une room est déjà rentable au bout de quelques mois avec un taux d’occupation de 50%, qui correspond aux heure pleines.


III. Que faut-il prendre en compte pour développer son activité ?

A. LE TEMPS ET LE BUDGET DES FRANCAIS CONSACRES AUX LOISIRS

Les français disent avoir en moyenne 12 heures consacrées à leurs loisirs par semaine en 2018, soit 1h30 de plus que l’année 2017. Par ailleurs, ils dépensent 660 euros par an pour les loisirs en 2018 selon l’INSEE, ce chiffre reste stable par rapport à l’année précédente.
Les français ne vont pas dépenser plus pour une expérience d’évasion, il faut donc chercher à les faire dépenser une partie de ce montant, tout d’abord en escape game, et ensuite en escape game dans notre enseigne.
En effet, il est nécessaire de prendre en compte que la concurrence est tout d’abord indirecte, c’est-à-dire qu’elle est constituée de toutes les autres activités de loisirs à proximité du lieu d’implantation qui prennent une part du budget loisirs des français, comme les cinémas, les bowlings, les concerts ou encore les parcs d’attraction dans les environs.
Le bouche à oreille, et la communication générale des acteurs du milieu vont faire en sorte que le français sera attiré par l’escape game. Il reste donc à l’attirer dans le nôtre.

 

B. L’IMPORTANCE DU WEB

90% : c’est le nombre de réservation qui se font en ligne. Il est donc nécessaire de développer un site internet, performant et attirant, qui permettra en plus de contribuer à la communication, afin de générer du trafic et des clients.
La communication est très importante, pour diffuser les informations sur les nouveautés proposées par l’enseigne, il est très important de faire parler de soi. Une méthode pour augmenter les ventes est la bonne utilisation des réseaux sociaux en plus du site internet pour avoir une visibilité maximale.

 

C. LES CONSEILS DE MY BUSINESS PLAN

 Avant de s'implanter, lors de son étude de marché il est nécessaire de suivre les résultats, de ne pas foncer en suivant son idée première. En effet, prenons deux exemples concrets. Deux personnes qui ont décidé de se lancer dans le milieu de l'escape game.
Le premier a voulu s'installer à New York, car il a vu le nombre d'escape games dans cette ville, et s'est dit que c'était une aubaine et qu'il arriverait à se faire une place en proposant des scénarios de braquage. Son étude de marché lui a montré que cette zone géographique était saturée, mais il a quand même voulu s'y installer. Résultat : il n'a pas eu la fréquentation espérée et a dû fermer au bout de quelques mois.
Le second s’est dit que le marché de l’escape game était une aubaine, qu’il fallait qu’il en développe un dans son village natal dans le Limousin, en plus il serait le premier à se développer ici. Mais l’étude de marché a souligné que la population locale, en plus de ne pas être assez nombreuse, n’était pas intéressé car bien au-dessus de la tranche d’âge ciblée par cette activité. Il a toutefois écouté son étude de marché et n’a pas décidé de s’implanter dans cette région.
Autrement dit, s’il y a énormément de concurrents le marché peut être saturé, et s’il n’y en pas, c’est peut-être qu’il n’y a pas de marché à cet endroit.

CONCLUSION: 

Le marché s'est frotement développer ces dernières années, il arrive bientôt à maturité, ce qui peut entraîner un risque de saturation. Il faut donc bien prendre le temps d'étudier le marché dans sa région, sans pour autant se limiter aux concurrents directs du milieu. 

Pour vous aider à lancer votre escapge game, n'hésitez pas à télécharger notre business plan pour escape game.
 

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