Les différents types de business model basés sur la gratuité

Publie le 13 Juin 2013 14:20

 

Le business model du gratuit ? L'homme est le produit ?

La gratuité est partout sur Internet. Pour créer une boîte mail, écouter de la musique, regarder des vidéos ou encore discuter avec ses amis. Cependant, toutes ces structures génèrent des coûts, qui doivent être rentabilisés. Une chose importante est à comprendre, quand un service est gratuit c’est, dans la plupart des cas, vous qui êtes le produit. Chris Anderson, journaliste américain et auteur de plusieurs livres sur l’économie d’Internet, a détaillé 4 business model basés sur la gratuité. Nous allons les voir et les illustrer dans cet article qui va enrichir notre dossier sur le business model !

Le modèle du marché tripartite

C’est le business model basé sur le financement par la publicité. Pour illustrer ce modèle, c’est tout simplement celui de la télévision publique ou encore de Google. Pour générer des revenus Google a mis en place un système de référencement payant. Là où Google a été malin, c’est qu’ils ont réussi à mettre en place des algorithmes permettant de faire de la publicité ciblée, en fonction des recherches des internautes. Le succès de ce modèle tient à leur capacité à déterminer la cible qui est prête à payer pour tel ou tel produit, ce qui est un argument de taille pour vendre de l’espace publicitaire. Rien ne sert de rassembler un trafic énorme si les publicités ne ciblent pas les besoins des utilisateurs. Si Google automatise ce processus, la télévision quant à elle adapte tout simplement la diffusion des publicités en fonction de la chaîne, du jour et de l’heure. Ils savent qu’en diffusant des publicités pour des jouets, le samedi matin sur TF1, ils arriveront à toucher efficacement leur cible. Comme le dit Patrick Le Lay, PDG de TF1, "ce que nous vendons c'est du temps de cerveau humain disponible». 

Le business model des subventions croisées directes

Le principe est que l’obtention d’un objet conduise le consommateur à l’achat d’un autre objet. C’est un système qui est désigné comme « faux gratuit » car il y a un achat à la base. Cependant cet achat est très peu rentable et c’est le second produit qui permet à l’entreprise de gagner de l’argent. Par exemple pour une imprimante que l'on va acheter 50€ et où l'entreprise va peu marger, elle va vendre régulièrement des cartouches où cette fois-ci la marge est très bonne. On également les exemples du rasoir et des lames, ou encore de la machine Nespresso et des capsules. Il y a d’ailleurs une vraie guerre sur le marché des capsules Nespresso, livrée par des sociétés voulant profiter de ce marché juteux.

 Le modèle des dons

Certaines organisations parviennent à financer leur fonctionnement exclusivement par le don. C’est le cas de Wikipédia, qui est une société à but non lucratif mais qui a un coût de fonctionnement de plusieurs millions de dollars. Pour en s’avoir un peu plus sur le business model de Wikipédia, regardez ce talk-show américain qui traite de façon humoristique du sujet. La vidéo est disponible ici.

Le mode du freemium

C’est un modèle que nous avons déjà traité ici. Pour revenir rapidement dessus c’est une fusion entre le modèle « free » qui est totalement gratuit et le modèle « premium » qui est un accès haut de gamme à un service. Les utilisateurs du service premium paye pour accéder à des fonctionnalités que n’ont pas les utilisateurs free. En général moins de 10% des utilisateurs payants financent l’utilisation des utilisateurs gratuits. C’est l’inverse du modèle économique des assurances.
 


Conclusion
Générer des revenus grâce à une plateforme gratuite est possible mais certains critères doivent être respectés. Dans n'importe lequel de ces modèles le nombre d'utilisateurs doit être très important et cela montre que la gratuité n'est pas adaptée (à première vue) à des secteurs d'activité de niche. Enfin, dans de nombreux cas la gratuité n'est pas au service de la qualité. C'était le cas de covoiturage.fr, qui avant de devenir payant rencontrait des taux de désistement de près de 30% alors qu'aujourd'hui ce taux avoisine les 5% avec un dédommagement pour les utilisateurs victimes d'un préjudice. 


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