5 bonnes pratiques dans une levée de fonds

Publie le 14 Octobre 2016 17:44

En matière de levée de fonds, les échecs sont plus dûs à un manque d'information qu'un manque de professionnalisme ou de compétence. C'est pourquoi nous avons décidé de vous présenter 5 bonnes pratiques dans votre processus de levée de fonds.

levée de fonds

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mettre en valeur l’équipe

Les investisseurs sont très sensibles à la composition de l’équipe dans le cadre d’une levée de fonds. Il faut une équipe convaincante en matière de compétences et de complémentarité. Un investisseur mise sur des porteurs de projet avant tout, une équipe qui fait preuve d’anticipation, de professionnalisme. Il est connu que les prévisions financières du business plan se réalisent rarement telles qu’elles sont estimées. Ainsi, c’est la capacité à rebondir et prendre des virages stratégiques qui est jugée.
La signature d’un pacte d’associés est un signal positif envoyé aux investisseurs car c’est une preuve d’engagement et d’anticipation des risques.

Anticiper la durée de l’opération

D’une manière générale, un processus de levée de fonds peut facilement prendre 6 mois. En cas de résultats fragiles, la durée peut prendre davantage de temps :

  • Rendez-vous qui ne débouchent sur rien,
  • Prises de contacts sans réponses
  • etc. 

S’il est si important de prévoir la durée des négociations, c’est parce qu’il faut assurer un niveau de trésorerie nécessaire pour continuer à financer votre activité en attendant la levée de fonds.

Le conseil d’Arnaud Katz, co-fondateur de Bird Office : « Si votre traction est réelle et mesurable, la levée de fonds peut se boucler assez rapidement. Il a suffi de quelques entretiens et, au bout de trois semaines, notre investisseur a donné le feu vert. Un mois de plus a été ensuite nécessaire pour concrétiser le deal avec les avocats ».

Choisir le bon investisseur

Selon le stade de développement de l’entreprise et le montant que l’on souhaite lever, tout investisseur n’est pas forcément approprié. Les acteurs sont multiples et chacun se positionne à différemment. Voici les principaux, dans l’ordre chronologique généralement suivi :

  • La love money : au moment de lancer son activité, l’entrepreneur est tenté de se tourner vers ses proches afin de lever des fonds. Ce sont alors les amis et la famille qui avancent les capitaux. Il est tout de même conseillé de formaliser cet apport avec l’appui d’un avocat.
  • Les Business Angels : ils peuvent être isolés mais sont généralement regroupés en réseaux fédérer l’association Fance Angels. Ils apportent crédibilité et conseils au projet. Ils constituent une solution intéressante en phase de création.
  • Les fonds d’amorçage : certains sont régionaux, d’autres nationaux, et sont plutôt destinés à des entreprises en phase de création/développement souhaitant lever plus de 500 000€. Une équipe est alors dédiée à l’accompagnement du projet.
  • Le fonds de capital-risque et capital-développement : ces acteurs sont réunis dans l’association française des investisseurs en capital (AFIC) et permettent des apports en capitaux assez importants ainsi que les conseils d’une équipe de spécialiste.

Valoriser son entreprise

Dans le cadre d'une levée de fonds il est important de valoriser son entreprise car la valeur de celle-ci entre en ligne de compte dans la négociation avec les investisseurs. En effet, l'investisseur achète les performances futures, et non passées, de l'entreprise. Il cherchera donc à minimiser la valorisation de celle-ci afin de réaliser une plus-value intéressante à la sortie.

Du côté de l'entrepreneur, il est risqué de vouloir survaloriser sa société, et ce pour plusieurs raisons :

  • Une deuxième levée de fonds plus difficile à concrétiser si la 2ème valorisation se retrouve inférieure à la première.
  • Les investisseurs chercheront à protéger leurs capitaux via différentes clauses dans le pacte d'actionnaire (clauses de rachat notamment)
  • Un moindre investissement personnel des investisseurs : comment être motivé à accompagner le fondateur d'une startup dans laquelle on ne détient que 5% des parts ?

En conclusion, la relation entre les investisseurs et l'entrepreneur doivent être gagnant-gagnant. En étant réaliste sur la valorisation de sa startup, on répartit équitablement les capitaux et une relation de confiance se créer.


Négocier les conditions de sortie des investisseurs

Une entreprise souhaitant lever des fonds va avoir à signer un pacte d’actionnaires avec les investisseurs. Ce pacte est un contrat qui fixe les termes de la relation entre les deux parties et s’assure de la bonne gestion commune des affaires sur le long terme. Parmi les sujets de négociation les plus importants : la sortie des investisseurs du capital de l’entreprise.
Il convient de garder en tête que l’objectif de l’investisseur est de pouvoir sortir  du capital de l’entreprise en ayant réalisé la plus grande plus-value possible. C’est particulièrement vrai pour un fonds d’investissement qui a des échéances à respecter.

L’enjeu pour l’entrepreneur est négocier aux sortie de l’investisseur qui ne mette pas l’entreprise en danger. À titre d'exemple, une clause telle que la clause "shotgun" est risquée lorsqu'elle apparaît dans un pacte d'actionnaires. En effet, elle donne la possibilité à un associé de forcer l'autre à partir en cas de désaccord.

Conclusion

Dans le cadre d’une levée de fonds, il est primordial de réaliser un business plan afin d’être le plus convaincant possible. C’est pourquoi nous vous proposons de jeter un œil sur notre guide de rédaction pour business plan. Celui ci vous accompagne dans la rédaction de leur business plan avec des conseils et les erreurs à éviter.

 

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